Les institutions sur-concentrées avec 90% du capital dans la technologie et les ressources
Un grave déséquilibre structurel force une rotation majeure sur le marché des actions A chinoises. Au quatrième trimestre 2025, les investisseurs institutionnels avaient concentré près de 90% de leur capital dans les actions pane-technologiques, axées sur l'exportation et les ressources. Cette concentration extrême a rendu ces secteurs très sensibles aux nouvelles négatives et moins réactifs aux catalyseurs positifs, contribuant à la récente baisse du marché de plus de 4 000 à 3 800 points.
Ce positionnement reflète les tendances d'investissement dominantes des trois dernières années mais pose désormais un risque significatif. La fragilité est amplifiée par un paysage macroéconomique mondial en mutation, où la hausse des prix du pétrole et un dollar américain fort resserrent les liquidités. Avec l'indice des prix à la production (IPP) qui commence à se redresser, l'écart de performance significatif entre les actions technologiques et cycliques est sur le point de se réduire, rendant inévitable un "grand rééquilibrage" loin de ces transactions encombrées. Certains titres très performants du cycle précédent sont peu susceptibles de retrouver leurs valorisations maximales.
Le marché répète le changement de leadership de 2021, pas le crash de 2022
La question cruciale pour les investisseurs est de savoir si ce ralentissement reflète l'ajustement structurel de 2021 ou le crash systémique de 2022. Les preuves actuelles pointent vers un scénario de 2021, qui impliquait une transition de leadership plutôt qu'un effondrement généralisé du marché. Début 2021, une liquidation de l'« Indice Mao » populaire (biens de consommation de base) a cédé la place à une nouvelle tendance puissante menée par l'« Indice Ning » (nouvelles énergies), permettant au marché plus large de se redresser et d'atteindre de nouveaux sommets plus tard cette année-là. Il s'agissait d'une rotation classique "du haut vers le bas" tirée par des fondamentaux changeants.
En revanche, la baisse de 2022 a été un événement défensif, de réduction des risques, où les investisseurs ont été contraints de réduire leur exposition globale en raison des craintes de stagflation et d'un manque de leadership clair sur le marché. L'environnement actuel d'inflation modérée et de dollar fort ressemble plus étroitement à 2021. Cela suggère que les investisseurs devraient se concentrer sur l'identification des prochains leaders du marché plutôt que de simplement réduire leurs positions. La transition sera disruptive, mais c'est un ajustement nécessaire pour corriger les graves déséquilibres internes du marché.
La fabrication en amont et l'énergie émergent comme de nouveaux leaders
La recherche du "Portefeuille Ning 2026" est lancée, avec des capitaux qui commencent déjà à tourner. Ce rééquilibrage se déroule sur quatre fronts clés : un passage des actions de la nouvelle économie aux actions de l'ancienne économie, un mouvement au sein des ressources des matières premières financières aux matières premières physiques, et des rotations internes au sein des secteurs technologiques et d'exportation. Les nouveaux leaders les plus prometteurs émergent des thèmes de la sécurité énergétique, de la sécurité industrielle et de l'industrialisation mondiale.
Des secteurs comme la fabrication en amont — y compris les machines d'ingénierie, l'énergie éolienne et les équipements électriques — sont prêts à bénéficier alors que la demande d'exportation passe des biens de consommation aux composants industriels. Des fonds d'énergie propre comme le First Trust NASDAQ Clean Edge Green Energy Index Fund (QCLN) ont déjà démontré un élan, gagnant 57% au cours de la dernière année. De plus, le rééquilibrage au sein de la technologie favorise les domaines présentant des écarts clairs entre l'offre et la demande, tels que le stockage de mémoire et l'infrastructure électrique. Cette rotation signale une rupture définitive avec le passé, car les moteurs du prochain cycle auront peu en commun avec les transactions fortement concentrées qui ont défini les trois dernières années.