L'indice composé S&P/TSX chute de 3,66% lors d'une semaine difficile
Les actions canadiennes ont connu un net repli la semaine se terminant le 6 mars, l'indice de référence S&P/TSX Composite ayant chuté de 3,66% pour clôturer à 33 083,72 points. La pression vendeuse a été encore plus prononcée sur les actifs plus risqués, l'indice des petites capitalisations subissant une baisse hebdomadaire significative de 6,23%. Cette liquidation généralisée reflète une appréhension croissante des investisseurs quant à la stabilité économique du Canada, alors que de multiples pressions s'accumulent.
Les rendements obligataires grimpent de 28 points de base en raison des craintes d'inflation
Simultanément, le marché obligataire canadien a émis des signaux d'avertissement, le rendement des obligations d'État à 10 ans ayant bondi de 27,8 points de base au cours de la semaine, pour terminer à 3,405%. La baisse parallèle inhabituelle des actions et des obligations souligne les craintes profondes du marché. Les investisseurs exigent une rémunération plus élevée pour la détention de la dette publique, un mouvement largement motivé par des préoccupations inflationnistes. Ces craintes ont été attisées par une forte augmentation de 8,2% des prix du pétrole, atteignant 80,80 dollars le baril, une conséquence directe des perturbations de l'approvisionnement dues aux conflits au Moyen-Orient. Bien que le Canada soit un important producteur de pétrole, l'impact inflationniste des coûts énergétiques plus élevés l'emporte actuellement sur tout avantage économique, incitant les investisseurs à céder leurs actifs canadiens.
La demande de valeurs refuges pèse sur le dollar canadien
Le retrait des actifs canadiens a été aggravé par une fuite vers la sécurité du dollar américain. Jeudi, le dollar canadien s'est affaibli de 0,4% face à son homologue américain, s'échangeant à 1,3690. Cette dynamique a été entraînée par l'optimisme décroissant quant à une désescalade rapide des conflits géopolitiques, ce qui a poussé les investisseurs à se tourner vers le billet vert. Les chocs externes frappent une économie déjà confrontée à des vents contraires intérieurs, notamment une incertitude commerciale persistante et un marché immobilier en ralentissement, où les ventes de maisons dans la région du Grand Toronto ont chuté pour un cinquième mois consécutif en février.