La Californie poursuit en justice pour le redémarrage d'un oléoduc lié à une marée noire de 123 000 gallons
L'État de Californie intensifie sa lutte contre le redémarrage forcé par le gouvernement fédéral d'un oléoduc controversé, déposant une plainte contre Sable Offshore Corp. devant la Cour supérieure de Santa Barbara. Le procureur général Rob Bonta allègue que la société empiète sur la propriété du parc d'État en reprenant les opérations sur un oléoduc qui était inactif depuis qu'il a causé une fuite majeure en 2015. Cet incident avait libéré plus de 123 000 gallons de pétrole brut près de Refugio State Beach, tuant la faune et fermant les pêcheries locales.
L'administration Trump invoque la loi sur la défense pour forcer l'opération
Le défi juridique s'oppose directement à un ordre de l'administration Trump, qui a invoqué la loi sur la production de défense de l'époque de la guerre froide pour remettre l'oléoduc en service. Le secrétaire américain à l'Énergie, Chris Wright, a ordonné à Sable de reprendre les flux, une directive à laquelle la société basée à Houston s'est conformée à partir du 16 mars. Le gouverneur de Californie, Gavin Newsom, a condamné cette décision fédérale comme "imprudente et illégale", arguant que la production n'aurait aucun impact sur la baisse des prix mondiaux du pétrole.
La Commission d'État menace de résilier le bail, citant l'empiètement fédéral
En réponse, la Commission foncière de l'État de Californie a tenu une session d'urgence, votant 2 contre 0 pour autoriser le personnel à engager des poursuites et à explorer des actions allant jusqu'à la résiliation des baux de Sable. La présidente de la Commission, Malia M. Cohen, a qualifié l'ordre fédéral de "flagrant" et a averti le gouvernement que l'État défendrait sa juridiction sur les terres publiques. Les groupes environnementaux ont soutenu la démarche de l'État, le Center for Biological Diversity déclarant que le redémarrage "pose des risques déraisonnables pour la communauté et l'environnement".