Le crash d'un KC-135 en Irak fait six morts le 12 mars
Le Commandement central américain a confirmé qu'un Boeing KC-135 Stratotanker s'était écrasé dans l'ouest de l'Irak le vendredi 12 mars, tuant les six militaires à bord. L'incident s'est produit lors de l'Opération Epic Fury, qui fait partie d'une campagne aérienne plus large liée au conflit iranien. Les autorités ont exclu une action hostile ou un tir ami comme cause. L'accident a impliqué un deuxième appareil, également un KC-135, qui a atterri en toute sécurité. Les enquêteurs se concentrent désormais sur une éventuelle défaillance mécanique ou une erreur catastrophique lors d'une tentative de ravitaillement en vol comme cause probable.
La flotte vieillissante pose un risque alors que 400 KC-135 restent en service
La perte de l'appareil attire l'attention sur l'âge des capacités de ravitaillement aérien de l'armée américaine. Le KC-135, basé sur la plateforme du Boeing 707, est en service depuis plus de 60 ans. Bien que ces avions aient été modernisés au fil des décennies, la flotte d'environ 400 KC-135 représente l'épine dorsale vieillissante des opérations aériennes à longue portée des États-Unis. Cet incident pourrait accélérer les appels à un déploiement plus rapide des nouveaux ravitailleurs Boeing KC-46A Pegasus et déclencher des enquêtes coûteuses sur la maintenance et la navigabilité de l'ensemble de la flotte de Stratotankers.
L'action Boeing en baisse de 11% depuis le début du conflit
Malgré cette nouvelle tragique, l'action Boeing (BA) a augmenté de 2,5% pour clôturer à 209,89 dollars vendredi, surperformant la baisse de 0,6% du S&P 500. Cette performance d'un jour, cependant, masque la pression sous-jacente sur l'entrepreneur de la défense. L'action a chuté de 11% depuis le début du conflit iranien. L'accident ajoute une nouvelle couche de risque opérationnel pour Boeing, s'ajoutant aux préoccupations existantes des investisseurs concernant l'instabilité géopolitique et les prix volatils du pétrole, qui avaient dépassé les 100 dollars le baril la veille.