Les actions de Berkeley Group plongent suite au gel inattendu des achats de terrains
Les actions de Berkeley Group ont chuté de 17 %, atteignant leur plus bas niveau en neuf ans, après que le constructeur de maisons britannique a gelé de manière inattendue ses nouveaux achats de terrains. La société a invoqué des perspectives économiques sombres et la hausse des coûts réglementaires qui rendent les nouveaux développements non rentables.
« Les événements macroéconomiques récents ont réduit la confiance dans une reprise du marché à court terme », a déclaré la société dans un communiqué mercredi. Berkeley a précisé qu'il était peu probable qu'elle puisse obtenir le taux de rendement requis sur l'investissement pour de nouvelles acquisitions de terrains.
Les actions cotées à Londres sont tombées à 2 846 pence, entraînant la baisse de l'indice FTSE 100. La société a également publié des prévisions de bénéfices décevantes, tablant sur un bénéfice avant impôts de plus de 1,4 milliard de livres sterling d'ici 2030. Ce chiffre est inférieur de 33 % aux estimations des analystes de RBC Capital Markets et de 29 % au consensus de Visible Alpha.
La décision de l'un des plus grands constructeurs de maisons du Royaume-Uni signale une perte de confiance significative dans le marché immobilier à court terme, laissant présager un ralentissement plus large du secteur de la promotion immobilière. Bien que Berkeley dispose de réserves foncières pour plus de 50 000 logements, le gel des nouvelles acquisitions soulève des questions sur le pipeline de croissance à long terme de l'ensemble du secteur, alors que les coûts d'emprunt et l'incertitude du marché persistent.
Cette décision intervient malgré une pénurie de logements au Royaume-Uni et un marché où les propriétaires-occupants de plus de 60 ans détiennent 55 % de la richesse immobilière du pays, selon une analyse récente de Savills. L'initiative de Berkeley met en lumière un décalage croissant entre les actifs immobiliers détenus par les anciennes générations et la capacité des promoteurs à construire de nouveaux logements pour les acheteurs plus jeunes.
La société a spécifiquement pointé du doigt l'augmentation des charges fiscales et réglementaires sur les développements résidentiels comme un facteur clé. Ceci, combiné au conflit en Iran et à des prévisions économiques généralement pessimistes, a créé un environnement où le déploiement de capitaux dans de nouveaux terrains n'est plus considéré comme un investissement viable pour l'entreprise.
Berkeley a réitéré son objectif de 2035 visant à ajouter 2 milliards de livres de valeur à ses réserves foncières existantes, ce qui inclut un pipeline de plus de 10 000 logements à Londres et dans le sud-est de l'Angleterre. Toutefois, l'accent sera désormais mis sur la livraison de ce pipeline existant plutôt que sur l'expansion de sa réserve foncière.
Cet article est uniquement destiné à des fins d'information et ne constitue pas un conseil en investissement.