La Banque prévoit un rétablissement de la MNI après une compression de 14 points de base
Les dirigeants de la Banque de Chine (03988.HK) ont signalé un potentiel tournant pour la rentabilité de base de la banque, prévoyant un ralentissement significatif du déclin de sa marge nette d'intérêt (MNI) pour 2026. Cela fait suite à la contraction de l'indicateur clé de 14 points de base à 1,26 % l'année dernière. Selon le vice-président Liu Chenggang, la marge a déjà montré des signes de stabilisation, se maintenant stable au second semestre de l'année dernière par rapport au premier. Cette stabilité a entraîné un rebond correspondant des revenus nets d'intérêts, qui ont enregistré une croissance à la fois en glissement annuel et en glissement trimestriel au cours de la même période. La banque anticipe désormais que les revenus nets d'intérêts atteindront une croissance annuelle positive en 2026.
Une croissance des dépôts de 8,5 % ancre la base de financement
Les perspectives optimistes de la banque sont étayées par une structure de financement domestique résiliente malgré l'environnement de taux d'intérêt bas en Chine. Le vice-président Yang Jun a noté que le total des dépôts M2 a maintenu un taux de croissance moyen de 8,5 % au cours des trois dernières années, une tendance qu'il s'attend à voir persister. En outre, la banque a démontré sa réussite dans la gestion de sa composition de dépôts. Alors qu'un volume plus important de dépôts à terme arrivait à échéance à partir du second semestre de l'année dernière, la banque a effectivement retenu la plupart de ces fonds. Cette capacité à "stabiliser et retenir" les dépôts fournit une base cruciale pour la gestion des coûts de financement et le soutien de la croissance des prêts, qui a également connu une expansion en glissement annuel et une amélioration des prix l'année dernière.
L'instabilité mondiale présente des vents contraires macroéconomiques
Bien que les perspectives intérieures s'améliorent, la direction reste prudente quant aux facteurs externes. Liu Chenggang a souligné que les tensions géopolitiques poussent les prix du pétrole à la hausse, ce qui, à son tour, réduit la probabilité de baisses de taux d'intérêt par les grandes banques centrales internationales. Ce tableau macroéconomique mondial complexe présente un vent contraire, limitant potentiellement la portée des ajustements de politique monétaire qui pourraient davantage soutenir la rentabilité des banques. Malgré ces pressions externes, la banque a exprimé sa confiance dans sa capacité à naviguer sur le marché et à renforcer sa résilience opérationnelle.