Le portefeuille immobilier sous-performe de plus de 12 points
Le système de retraite de l'Alabama (RSA) a enregistré un solide rendement global de 21 % en 2024, mais un examen plus approfondi de son portefeuille révèle un point faible significatif. Les investissements immobiliers du fonds, qui comprennent une collection d'hôtels de villégiature et de propriétés commerciales, ont rapporté moins de 9 % au cours de la même période. Cet écart de performance de plus de 12 points de pourcentage souligne une allocation stratégique qui ne parvient pas à suivre le rythme des autres investissements du fonds.
Cette stratégie est illustrée par le financement de la restauration du Battle House Hotel à Mobile. Le projet, qui fait partie d'un investissement combiné de 162 millions de dollars incluant également la tour de bureaux locale du RSA, est salué comme un succès local. Cependant, ses rendements financiers inférieurs signifient que des gains potentiels qui auraient pu bénéficier aux retraités ont été laissés sur la table. La décision d'un fonds de pension de financer un projet que les marchés de capitaux privés avaient évité pendant plus de 30 ans soulève des questions critiques sur ses critères d'investissement et son évaluation des risques.
Un passif non financé de 16 milliards de dollars plane sur les retraités
La sous-performance de la division immobilière du RSA est particulièrement préoccupante compte tenu de la situation financière précaire du système. Le fonds est aux prises avec un passif non financé de 16 milliards de dollars, un déficit substantiel qui menace la sécurité à long terme des pensions des employés et des enseignants de l'État. Selon une analyse de l'Equable Institute, le système de pension de l'Alabama se classe à la modeste 35e place sur 50 États en termes de ratio de financement, ce qui souligne le besoin urgent de maximiser les rendements.
L'énoncé de mission officiel du fonds, qui mentionne un engagement à « transformer des vies et améliorer l'Alabama », suggère un double mandat qui dépasse la pure performance financière. Cela a conduit à des critiques selon lesquelles le RSA agit davantage comme une banque de développement soutenue par l'État que comme un fiduciaire uniquement axé sur la sécurité financière de ses membres. Bien que le fonds poursuive des projets de revitalisation locale, ses dirigeants — y compris un PDG payé 975 000 dollars en 2023 — sont confrontés au défi de combler un écart de plusieurs milliards de dollars pour ses retraités.