(P1) Les prix du pétrole brut ont bondi le 18 mai après que le président américain Donald Trump a averti que le temps presse pour des progrès diplomatiques avec l'Iran, intensifiant les craintes d'un conflit plus large qui pourrait menacer les approvisionnements énergétiques mondiaux. Le rallye, qui prolonge un gain de 10 % de la semaine précédente, intervient alors que les planificateurs militaires se préparent à présenter des options de frappe et qu'une échéance cruciale du Congrès de 60 jours pour l'autorisation de la force militaire approche.
(P2) "Il ne restera rien s'il n'y a pas de progrès bientôt dans les pourparlers américano-iraniens au point mort", a averti Trump, selon un rapport. Cette rhétorique a considérablement réduit les attentes d'une résolution diplomatique à court terme, les marchés de prédiction évaluant la probabilité d'une rencontre diplomatique entre les États-Unis et l'Iran d'ici le 30 juin à seulement 49 %, selon les données d'une plateforme.
(P3) La réaction du marché a été immédiate et brutale. Le pétrole brut West Texas Intermediate (WTI) pour livraison en mai 2026 a vu sa probabilité d'atteindre 110 $ le baril grimper à 59,5 %, reflétant un risque géopolitique accru. En revanche, la probabilité d'un accord de paix permanent entre Israël et l'Iran d'ici le 30 juin 2026 est tombée à un creux de 12,5 %, contre 16 % la veille, alors que l'attention se déplace de la diplomatie vers une escalade militaire potentielle.
(P4) L'enjeu est la sécurité du détroit d'Ormuz, un goulot d'étranglement par lequel passent environ 20 % du pétrole mondial. Trump doit convoquer mardi une réunion à la Situation Room pour discuter des options militaires, y compris le ciblage potentiel du terminal pétrolier de l'île de Kharg en Iran. L'urgence est accentuée par une loi américaine exigeant l'approbation du Congrès pour poursuivre les hostilités au-delà de 60 jours à compter du 28 février 2026, créant une fenêtre étroite pour une action autorisée.
La crise d'Ormuz
Les tensions s'intensifient depuis des semaines, les ministres des finances du G7 se réunissant à Paris pour discuter de nouvelles sanctions potentielles contre l'Iran. Téhéran a réagi en annonçant son intention de monétiser le transit par le détroit d'Ormuz, une mesure considérée comme un blocus de facto par Washington. Cela fait suite à une série de perturbations maritimes et à un cessez-le-feu au point mort dans la guerre en cours en Iran en 2026, qui implique les États-Unis et Israël contre l'Iran et ses alliés depuis février.
Ce qu'il faut surveiller
Les investisseurs et les observateurs géopolitiques surveillent de près l'issue de la réunion de mardi dans la Situation Room, qui pourrait autoriser des frappes militaires à court terme. Toute annonce du G7 concernant les sanctions ou de l'Iran concernant la mise en œuvre de frais de transit dans le détroit d'Ormuz constituera un moteur de marché critique. La frappe de janvier 2020 contre Qasem Soleimani, qui avait provoqué un bond du Bitcoin alors que les investisseurs cherchaient des actifs non corrélés au risque géopolitique, sert de précédent récent sur la manière dont les marchés pourraient réagir à une soudaine escalade militaire.
Cet article est à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil en investissement.