La Maison-Blanche a tempéré mercredi les attentes concernant un accord de cessez-le-feu imminent, déclarant qu'une proposition largement discutée n'est que l'une des nombreuses options que le président Trump envisage et qu'elle n'a pas encore été approuvée.
« Il n'y a pas encore d'accord », a déclaré un haut responsable de la Maison-Blanche lors d'un breffage informel avec des journalistes. « Le président pèse plusieurs options et n'acceptera pas un mauvais accord pour le peuple américain. »
Cette clarification a provoqué une onde de choc sur les marchés, les contrats à terme sur le pétrole brut WTI augmentant de 0,8 % à 82,60 $ le baril, tandis que l'or au comptant a progressé de 0,5 % pour s'échanger à 2 350 $ l'once. L'indice du dollar américain (DXY) a réagi modérément, grimpant de 0,1 % à 105,30, alors que les investisseurs digéraient l'information.
Cette déclaration introduit une nouvelle incertitude dans la tarification du risque géopolitique, repoussant le calendrier d'une désescalade potentielle. Pour les marchés, cela signifie que les primes de risque sur les actifs sensibles aux tensions au Moyen-Orient resteront probablement élevées jusqu'à ce qu'une voie définitive soit annoncée.
Le recul de l'administration contredit les récents rapports suggérant qu'un accord était presque finalisé. Ce ton prudent rappelle les longues négociations commerciales de 2019, où les signaux positifs initiaux étaient souvent suivis de reculs, provoquant des semaines de volatilité sur les marchés. Les investisseurs se tourneront désormais vers le prochain sommet du G7 pour obtenir des éclaircissements supplémentaires sur la position de l'administration. L'absence d'engagement ferme maintient la possibilité d'un conflit élargi, aussi lointaine soit-elle, intégrée dans les prix des options sur le pétrole et l'or.
Cet article est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil en investissement.