Le dollar canadien a prolongé sa glissade à son plus bas niveau en 14 mois, l'élargissement de l'écart de taux d'intérêt avec les États-Unis et la baisse des prix de l'or ayant submergé le soutien du pétrole brut élevé.
Le dollar canadien a prolongé sa glissade à son plus bas niveau en 14 mois, l'élargissement de l'écart de taux d'intérêt avec les États-Unis et la baisse des prix de l'or ayant submergé le soutien du pétrole brut élevé.

Le dollar canadien a prolongé sa glissade à son plus bas niveau en 14 mois, l'élargissement de l'écart de taux d'intérêt avec les États-Unis et la baisse des prix de l'or ayant submergé le soutien du pétrole brut élevé.
L'USD/CAD a augmenté pour une huitième séance consécutive, atteignant 1,4193 — son plus haut niveau depuis avril 2025 — lors des échanges européens de lundi. La paire s'échangeait près de 1,4180, prolongeant une hausse qui a fait chuter le huard pendant six des sept dernières semaines.
« La corrélation traditionnelle entre le dollar canadien et le pétrole brut s'est inversée, l'or devenant le canal de matières premières le plus influent », ont écrit les analystes de VT Markets dans une note. « L'écart croissant de politique monétaire entre la Banque du Canada et la Réserve fédérale est désormais le principal moteur de notre position baissière sur le huard. »
L'écart entre les rendements des obligations d'État américaines et canadiennes à deux ans s'est creusé à plus de 150 points de base, soit l'écart le plus large depuis plus d'un an, rendant les actifs libellés en dollars plus attractifs. La Réserve fédérale a maintenu son taux directeur à 3,75 % lors de sa réunion de juin et a relevé ses projections du diagramme en points, les marchés intégrant une possible hausse en 2026. La Banque du Canada a maintenu son taux directeur à 2,25 % et reste en attente.
La baisse de l'or sur six semaines a accentué la pression sur la devise canadienne, compte tenu du rôle du pays en tant que producteur de métal jaune. Les contrats à terme sur l'or du COMEX se sont stabilisés autour de 2 285 $ l'once après avoir baissé régulièrement depuis des sommets records récents. Parallèlement, le brut WTI s'est maintenu au-dessus de 85 $ le baril, mais le lien traditionnel entre le pétrole et le huard s'est affaibli, la corrélation glissante des variations quotidiennes devenant négative ces derniers mois.
L'indice de force relative (RSI) à 14 jours de l'USD/CAD oscillait près de 87, en territoire de surachat prononcé, suggérant que le rythme des gains pourrait être tendu. Néanmoins, la paire restait bien au-dessus de sa moyenne mobile exponentielle à neuf jours de 1,4070, qui sert désormais de niveau de support principal. Une cassure sous ce seuil ouvrirait la voie à un test de la limite inférieure du canal ascendant près de 1,3960, avec la MME à 50 jours à 1,3863 comme prochain objectif à la baisse. À la hausse, un mouvement soutenu au-dessus de 1,4200 viserait 1,4250, puis 1,4300.
Les spéculateurs se sont rués sur les paris baissiers sur le dollar canadien, les données de la CFTC montrant que les positions short nettes ont gonflé à plus de 60 000 contrats. Ce positionnement important accroît le risque d'un net repli à court terme vers 1,4100, que certains traders pourraient considérer comme une opportunité d'établir de nouvelles positions short.
Les traders se concentrent désormais sur le rapport sur l'indice des prix à la consommation de mai au Canada, attendu lundi à 12 h 30 GMT, alors que l'inflation avoisine les 3 %, suivi des déclarations du gouverneur de la Banque du Canada, Tiff Macklem, mardi. Les États-Unis publieront jeudi leur indice des prix des dépenses de consommation personnelle (PCE) de mai, le PCE de base étant attendu à 0,3 % en glissement mensuel — une lecture qui pourrait renforcer la position hawkish de la Fed et fournir le catalyseur d'une cassure au-dessus de 1,4200.
Cet article est fourni à titre d'information uniquement et ne constitue pas un conseil en investissement.