Bessent confirme 15 milliards de dollars de Bitcoin, mais nie tout pouvoir de sauvetage
Lors d'un témoignage devant le Congrès mercredi, le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, a déclaré de manière définitive que le gouvernement n'avait pas l'autorité de renflouer le Bitcoin. Cette déclaration est survenue lors d'un échange tendu avec le député californien Brad Sherman, un critique notable des actifs numériques. Bessent a confirmé que les avoirs en Bitcoin saisis par le gouvernement, initialement évalués à 500 millions de dollars, avaient atteint plus de 15 milliards de dollars pendant leur garde. Cependant, lorsque Sherman a demandé si le Trésor pouvait ordonner aux banques privées d'acquérir du BTC en cas de récession, Bessent a été sans équivoque.
Je suis secrétaire au Trésor. Je n'ai pas l'autorité pour faire cela, et en tant que président du Conseil de surveillance de la stabilité financière (FSOC), je n'ai pas cette autorité.
— Scott Bessent, secrétaire au Trésor américain
La croissance de la réserve stratégique limitée par l'ordonnance de mars 2025
Le témoignage du secrétaire renforce les limitations strictes imposées à la réserve stratégique de Bitcoin des États-Unis par un décret exécutif de mars 2025. Cette directive stipule que les États-Unis ne peuvent étendre leur stock de Bitcoin que par le biais de stratégies « neutres sur le plan budgétaire », qui n'ajoutent pas de nouvelles dépenses au budget fédéral. Ces méthodes approuvées incluent l'acquisition de Bitcoin à partir de cas de confiscation d'actifs ou la conversion d'actifs fédéraux existants, comme le pétrole ou les métaux précieux, en monnaie numérique.
Cette politique exclut explicitement les achats sur le marché libre, mettant fin aux spéculations selon lesquelles le gouvernement américain pourrait devenir un acheteur actif et soutenir directement le prix du Bitcoin. Pour les investisseurs, cette clarification élimine la possibilité d'un prix plancher soutenu par le gouvernement, confirmant que la dynamique du marché fonctionnera sans intervention fédérale directe.