La perspective d'un second round de négociations entre les États-Unis et l'Iran est incertaine, injectant une nouvelle dose d'instabilité sur les marchés pétroliers alors qu'un cessez-le-feu temporaire au Liban approche de son expiration.
Retour
La perspective d'un second round de négociations entre les États-Unis et l'Iran est incertaine, injectant une nouvelle dose d'instabilité sur les marchés pétroliers alors qu'un cessez-le-feu temporaire au Liban approche de son expiration.

(P1) Les perspectives d'un second cycle de négociations nucléaires entre les États-Unis et l'Iran restent incertaines alors qu'une échéance clé pour un cessez-le-feu temporaire de 10 jours se profile, les responsables étant en désaccord sur des questions fondamentales allant de l'enrichissement de l'uranium au conflit au Liban.
(P2) Une personne familière de la question a déclaré à Reuters que le vice-président américain Vance n'est pas encore parti pour le Pakistan pour les discussions prévues. Un haut responsable iranien a mentionné que l'Iran envisageait de participer mais n'avait pas encore pris sa décision, a rapporté l'agence de presse.
(P3) L'incertitude fait suite à une période de conflit intense et à une trêve fragile subséquente. Le cessez-le-feu temporaire, qui a débuté à 17h00 ET le 16 avril, a stoppé les attaques directes mais a laissé des problèmes majeurs non résolus. Le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) a insisté pour contrôler le détroit d'Ormuz, un point de passage stratégique pour environ 21 % du commerce mondial de pétrole, tandis que les États-Unis maintiennent un blocus naval sur les ports iraniens qui a déjà refoulé 19 navires, selon le CENTCOM.
(P4) L'impasse injecte un risque significatif sur les marchés mondiaux de l'énergie. Un échec à prolonger le cessez-le-feu ou à réaliser des progrès diplomatiques pourrait voir un retour aux hostilités, menaçant les expéditions de pétrole et provoquant potentiellement une flambée des prix du brut. Les prochains jours sont critiques car le cessez-le-feu actuel de 10 jours est sur le point d'expirer.
Des écarts importants subsistent entre les deux parties. Le président américain Donald Trump a continué de faire pression pour le retrait complet du stock d'uranium hautement enrichi de l'Iran hors du pays, une exigence que l'Iran semble peu disposé à satisfaire, selon des responsables et des sources citées le 17 avril.
Les parties restent également divisées sur l'avenir des capacités d'enrichissement de l'Iran. Alors que l'Iran a proposé une pause de cinq ans dans l'enrichissement, les négociateurs américains avaient précédemment discuté d'un moratoire de 20 ans. Le président Trump a déclaré le 17 avril que tout accord doit garantir que l'Iran ne pourra jamais acquérir d'arme nucléaire, allant au-delà d'un cadre temporel fixe. Il a également rejeté l'idée de dégeler 20 milliards de dollars d'actifs iraniens en échange du stock d'uranium.
Le CGRI a ouvertement contredit les membres du propre ministère des Affaires étrangères de l'Iran, reflétant de profondes divisions au sein du régime. Après que le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi a annoncé sur X que le détroit d'Ormuz était « complètement ouvert », les médias affiliés au CGRI ont durement critiqué cette déclaration. Ils ont soutenu qu'elle créait la confusion et permettait aux États-Unis de façonner le récit.
Une source informée proche du Conseil suprême de sécurité nationale iranien a déclaré à Fars News que toute ouverture du détroit est conditionnée, notamment par le fait que les navires ne soient pas « liés à des pays belligérants » et qu'ils coordonnent leur passage avec le CGRI. Cette lutte de factions interne, exacerbée depuis la mort de l'ancien guide suprême Ali Khamenei, suggère que les éléments radicaux comme le CGRI conservent une influence significative sur les décisions de l'État.
Malgré le cessez-le-feu temporaire au Liban, les deux parties continuent d'affirmer leurs positions. Les forces israéliennes ont poursuivi leurs opérations terrestres pour détruire les infrastructures du Hezbollah dans le sud du Liban. Le Hezbollah, qui a affirmé avoir mené 2 184 opérations entre le 2 mars et le 16 avril, a déclaré qu'il ne déposerait « jamais, au grand jamais » les armes tant que les forces israéliennes ne se seraient pas totalement retirées.
Le blocus naval américain des ports iraniens reste en vigueur, le CENTCOM rapportant que zéro navire n'a réussi à le forcer. Les données maritimes commerciales montrent qu'aucun navire lié à l'Iran ne s'est approché de la ligne de blocus américaine depuis le 17 avril. La marine américaine a prévenu qu'elle pourrait intercepter les navires transportant du pétrole iranien dans les eaux internationales, et au moins cinq pétroliers liés à l'Iran auraient modifié leur course pour éviter la confrontation.
Cet article est à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil en investissement.