Le cadre cryptographique américain obtient un « A- » à mesure que la posture réglementaire s'améliore
À l'occasion du premier anniversaire d'une lettre ouverte à l'administration Trump, un groupe d'experts en droit des cryptomonnaies a attribué aux États-Unis la note « A- » pour leurs progrès dans le soutien aux entreprises nationales d'actifs numériques. Dans un article d'opinion publié le 29 janvier 2026, les auteurs ont salué les législateurs pour avoir fait avancer des politiques qui fournissent des règles plus claires pour l'industrie. Les principaux facteurs de cette bonne note incluent la dynamique vers un projet de loi complet sur la structure du marché et l'adoption d'une législation sur les stablecoins, ce qui a créé une voie viable pour les entreprises américaines afin de concurrencer les émetteurs étrangers.
Cependant, les auteurs ont noté que ces progrès sont fragiles. Le projet de loi sur la structure du marché a récemment calé en raison de désaccords sur le rendement des stablecoins, et ils ont averti que les grandes banques tentent de rouvrir la « Genius Act » déjà adoptée lors des négociations. Bien que la direction générale soit positive, des cadres statutaires finaux sont toujours nécessaires pour solidifier les acquis et faire des blockchains publiques un élément permanent du système financier américain.
La SEC et la CFTC s'éloignent de l'application, stimulant la confiance des bâtisseurs
Selon les experts juridiques, le facteur le plus significatif ayant restauré la confiance parmi les bâtisseurs américains a été un changement fondamental dans la philosophie des agences. La Securities and Exchange Commission (SEC), sous une nouvelle direction, s'est éloignée de la « réglementation par l'application » pour s'orienter vers un véritable effort de modernisation des lois sur les valeurs mobilières pour un monde tokenisé. Cette approche plus constructive, désormais apparemment reprise par la Commodity Futures Trading Commission (CFTC), a ouvert la porte à une participation institutionnelle plus large et à une infrastructure financière plus résiliente.
Ce changement de ton est étayé par des actions politiques tangibles. Les auteurs ont souligné l'abrogation de la controversée règle des courtiers DeFi de l'IRS et la réduction des actions d'exécution de l'OFAC, telles que celles liées à Tornado Cash. De plus, la décision récente de l'Office of the Comptroller of the Currency (OCC) d'accorder des chartes de fiducie nationales aux émetteurs de fintech et de stablecoins signale que les entreprises basées sur la blockchain commencent à opérer sur un pied d'égalité avec les institutions financières traditionnelles.
La politique fiscale et la fragmentation restent des obstacles majeurs
Malgré la trajectoire positive, le bulletin de notes a attribué une note de « B » inférieure à l'environnement commercial global, citant des défis structurels persistants. Le manque d'une refonte fiscale complète et la fragmentation réglementaire continue d'État par État imposent des coûts et une incertitude significatifs, en particulier pour les startups. Ces problèmes ont conduit de nombreux projets à continuer de s'appuyer sur des structures offshore pour les ventes de tokens et la gouvernance.
Les auteurs ont également tiré la sonnette d'alarme concernant un développement imprévu : le lancement d'un memecoin très médiatisé associé à la famille du président. Cet épisode, selon eux, souligne la nécessité de garde-fous éthiques clairs pour prévenir les conflits d'intérêts qui pourraient miner la confiance du public dans la politique des cryptomonnaies. Bien que l'objectif de devenir la capitale mondiale des cryptomonnaies semble désormais réalisable, cela dépend de l'achèvement du travail législatif et de la garantie que les valeurs fondamentales comme la décentralisation et la vie privée ne sont pas érodées.