Les négociations directes entre Washington et Téhéran devraient débuter à Islamabad dès cette semaine, après un cessez-le-feu négocié par le Pakistan qui a fait chuter les prix du pétrole de 16 %.
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Les négociations directes entre Washington et Téhéran devraient débuter à Islamabad dès cette semaine, après un cessez-le-feu négocié par le Pakistan qui a fait chuter les prix du pétrole de 16 %.

Des responsables américains et iraniens devraient tenir leurs premières négociations face à face à Islamabad dès cette semaine, une étape diplomatique importante après qu'un cessez-le-feu négocié par le Pakistan a temporairement interrompu plus de cinq semaines de conflit militaire. Les pourparlers visent à élaborer un accord de paix à long terme après que la trêve a provoqué la plus forte baisse quotidienne des prix du pétrole depuis la guerre du Golfe de 1991.
L'ambassadeur d'Iran au Pakistan, Reza Amiri Moghadam, a déclaré mardi que les « efforts positifs et productifs » d'Islamabad approchaient d'une « étape critique et sensible ». Cette déclaration constitue le signal public le plus clair de Téhéran indiquant que les efforts de médiation intensifs, impliquant également la Turquie, l'Arabie saoudite et l'Égypte, progressent au-delà des discussions préliminaires.
Cette percée fait suite à l'annonce par le président Trump d'un cessez-le-feu de deux semaines, qui a fait chuter les prix mondiaux du brut. Les contrats à terme sur le Brent ont chuté d'environ 16 % pour s'établir à environ 93 dollars le baril, tandis que la référence américaine WTI a baissé de 19 % pour atteindre environ 92 dollars le baril. La guerre avait auparavant poussé le prix physique du Dated Brent à un record de 144,42 dollars, car la fermeture de facto du détroit d'Ormuz a bloqué près d'un quart du commerce mondial de pétrole par voie maritime.
L'enjeu des prochaines discussions est de savoir si un accord de paix durable peut être conclu pour mettre fin officiellement à un conflit qui a vu l'assassinat de hauts dirigeants iraniens et perturbé la production de 7,5 millions de barils par jour de pétrole brut des producteurs du Moyen-Orient. Le président Trump a confirmé que les pourparlers étaient attendus « très prochainement » et que la délégation américaine pourrait inclure l'envoyé spécial Steve Witkoff et son gendre Jared Kushner.
Une figure centrale des négociations secrètes a été le vice-président américain JD Vance. Bien que Vance ne soit pas attendu aux pourparlers d'Islamabad pour des raisons de sécurité, selon le président Trump, son implication a été cruciale pour amener les parties à la table. L'Iran aurait fini par se méfier des précédents négociateurs Witkoff et Kushner après que les pourparlers d'avant-guerre à Genève ont été suivis d'une attaque américano-israélienne ayant tué le Guide suprême Ali Khamenei.
Téhéran considère Vance comme plus enclin à mettre fin au conflit, compte tenu de ses arguments passés contre de nouvelles guerres au Moyen-Orient, selon une analyse d'Al Jazeera. En tant que sénateur en 2023, Vance a soutenu qu'éviter les engagements étrangers était la clé du succès de Trump. Cette perception a fait de lui un partenaire de négociation plus acceptable pour les dirigeants iraniens, qui naviguent dans des luttes de pouvoir internes suite au décès de Khamenei.
Pour Vance, largement considéré comme un favori pour l'investiture républicaine à la présidence en 2028, se positionner comme une figure clé de la fin de la guerre pourrait équilibrer sa loyauté envers Trump avec son scepticisme de longue date à l'égard des conflits prolongés à l'étranger. Le succès ou l'échec des pourparlers d'Islamabad servira de test majeur pour son influence diplomatique.
Les négociations devraient suivre un cadre de désescalade séquencé, commençant par des mesures de confiance. Si ces étapes sont respectées, un cessez-le-feu formel et permanent pourrait être établi, permettant la réouverture complète du détroit d'Ormuz et la restauration des chaînes d'approvisionnement énergétique mondiales.
Cet article est à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil en investissement.