Les actions cotées à Londres ont bondi le 6 mai après que des signes d'un accord potentiel entre les États-Unis et l'Iran ont apaisé les tensions géopolitiques et fait chuter les prix du pétrole, l'indice de référence FTSE 100 grimpant de 2,4 %. Ce mouvement a été déclenché par l'optimisme croissant des investisseurs quant à une résolution diplomatique qui pourrait mettre fin à des mois de conflit dans la région du Golfe.
L'optimisme du marché a été alimenté par une publication sur les réseaux sociaux de l'ancien président Donald Trump, affirmant que de « grands progrès » avaient été réalisés vers un « accord complet et final » avec les représentants iraniens. Cette déclaration a coïncidé avec la suspension par les États-Unis de leur opération d'escorte navale « Project Freedom » dans le détroit d'Ormuz, à la demande des médiateurs pakistanais.
Le rallye du FTSE 100 a été imité par l'indice de moyenne capitalisation FTSE 250, qui a progressé de 2,6 % pour atteindre son plus haut niveau en deux semaines. L'amélioration du sentiment s'est également reflétée sur les marchés de prédiction où la probabilité d'un accord de paix permanent Israël-Iran d'ici le 30 juin 2026 est montée à 12 %, selon les données du marché.
Un accord potentiel entre les États-Unis et l'Iran pourrait réduire considérablement le risque d'un conflit plus large, qui a perturbé le commerce mondial par un blocus naval des ports iraniens coûtant environ 500 millions de dollars par jour. Pour les investisseurs, une désescalade durable entraînerait probablement une baisse des prix du pétrole, atténuant les pressions inflationnistes mondiales et favorisant les actions.
Dégel diplomatique après une impasse tendue
La réaction positive du marché fait suite à une période de haute tension, incluant un cessez-le-feu fragile et des échanges militaires de faible intensité dans le détroit d'Ormuz. Les États-Unis ont maintenu un blocus naval sur les ports iraniens, tandis que l'Iran a riposté avec son propre blocus à l'aide de mines et de drones.
Quelques jours seulement avant les progrès diplomatiques apparents, le président iranien Masoud Pezeshkian avait qualifié les demandes américaines de reddition inconditionnelle d'« impossibles et irréalisables », montrant l'ampleur du terrain que les négociateurs ont dû couvrir. Les pourparlers actuels, menés par le Pakistan, semblent être l'effort diplomatique le plus prometteur à ce jour pour résoudre un conflit marqué par des échanges militaires directs et des attaques transfrontalières persistantes entre Israël et le Hezbollah au Liban.
Prix du pétrole et paris du marché
La chute des prix du pétrole a été la conséquence financière la plus directe des espoirs d'accord, annulant une prime de risque accumulée pendant le conflit. Le Trésor américain avait récemment sanctionné plusieurs bureaux de change iraniens pour restreindre les revenus pétroliers vers la Chine, une mesure cohérente avec la pression à la hausse sur les prix du brut WTI. Le retournement de mercredi suggère que les traders parient désormais sur une réouverture du détroit d'Ormuz, point critique qui gère plus de 20 % du commerce mondial de pétrole.
Cet article est uniquement à titre informatif et ne constitue pas un conseil en investissement.