Deux portefeuilles Polymarket générant 215 000 $ deviennent inactifs
La déclaration du président américain Donald Trump, mercredi, selon laquelle « l'informateur sur le Venezuela a été retrouvé et est en prison » a mis en lumière le potentiel de délit d'initié au sein des marchés de prédiction décentralisés. Ce commentaire a incité la firme d'analyse blockchain Lookonchain à réexaminer plusieurs comptes Polymarket qui avaient placé des paris importants et opportuns sur la destitution du président vénézuélien Nicolás Maduro juste avant que des nouvelles connexes ne soient divulguées.
Les données on-chain révèlent des paris très réussis provenant d'un petit groupe de comptes. Un portefeuille, 0xa72DB1, a transformé une mise de 5 800 $ en 75 000 $ en prédisant correctement l'éviction de Maduro d'ici le 31 janvier 2026. Un autre compte, SBet365, a généré environ 140 000 $ de profits grâce à des paris similaires. Lookonchain a noté jeudi que deux des trois portefeuilles les plus rentables liés à l'événement, y compris un qui a disparu de Polymarket vers le 8 janvier, sont inactifs depuis 11 jours. Le troisième portefeuille, SBet365, reste actif, ayant placé un nouveau pari il y a deux jours sur l'éviction du Guide suprême de l'Iran.
L'arrestation alimente la pression pour la réglementation des marchés de prédiction
Cet incident intensifie un débat en cours à Washington sur la supervision des marchés de prédiction basés sur la cryptomonnaie. Les législateurs américains font actuellement progresser un projet de loi visant à interdire les délits d'initiés liés aux paris politiques, une mesure qui pourrait avoir un impact significatif sur les opérations de plateformes comme Polymarket. La nature très médiatisée de la prétendue fuite vénézuélienne constitue une étude de cas puissante pour les partisans de contrôles plus stricts.
Les groupes industriels tentent de tracer une ligne entre les entités réglementées et non réglementées. Sean Patrick Maloney, PDG de la Coalition for Prediction Markets, a souligné que ses membres interdisent déjà les délits d'initiés et utilisent des politiques de connaissance du client (KYC) pour faire respecter cette interdiction.
Conformément à la législation actuelle, les plateformes offshore non enregistrées ne devraient pas être autorisées à opérer aux États-Unis ou à servir des clients américains sans les mêmes garanties et enregistrements, en maintenant cette activité gérée de manière responsable sous la surveillance américaine.
— Sean Patrick Maloney, PDG de la Coalition for Prediction Markets