(Bloomberg) -- Super Micro Computer Inc. fait face à un deuxième recours collectif en moins d'une semaine, le cabinet d'avocats Schall ayant annoncé une plainte alléguant que la société a violé les lois d'exportation américaines sur les ventes vers la Chine. Cette action fait suite à une plainte similaire déposée par le cabinet DJS Law Group, intensifiant la pression juridique sur le fabricant de serveurs en pleine ascension.
« Super Micro a tiré des revenus importants de la vente de serveurs à la Chine en violation des lois américaines sur le contrôle des exportations », indique la plainte déposée par le cabinet Schall. Le cabinet affirme que l'entreprise n'a pas maintenu de contrôles adéquats pour assurer la conformité à ces lois.
Les deux poursuites visent à représenter les investisseurs ayant acheté des titres Super Micro entre le 30 avril 2024 et le 19 mars 2026. Selon les plaintes, les déclarations publiques de la société durant cette période étaient « fausses et matériellement trompeuses ». Le cabinet Schall a encouragé les investisseurs ayant subi une perte à les contacter avant le 26 mai 2026.
Ces défis juridiques introduisent une nouvelle couche de risque pour Super Micro, dont l'action a été l'un des principaux bénéficiaires du boom des dépenses dans l'intelligence artificielle. Les poursuites soutiennent qu'une partie de la croissance récente de l'entreprise reposait sur des ventes qui l'exposent désormais à des répercussions juridiques et financières.
L'allégation centrale des deux poursuites est que les contrôles internes de Super Micro étaient insuffisants pour prévenir et détecter les violations des réglementations américaines sur l'exportation. Lorsque le marché a appris la vérité sur Super Micro, les investisseurs ont subi des préjudices, allèguent les plaintes. Le groupe de demandeurs dans ces affaires n'a pas encore été certifié.
Ces recours pourraient entraîner d'importantes sanctions financières et nuire à la confiance des investisseurs. L'attention se porte désormais sur la manière dont l'entreprise répondra à ces allégations et sur l'impact potentiel sur ses futurs flux de revenus en provenance de Chine. Les investisseurs suivront de près la réponse officielle de la société et tout nouveau développement dans les procédures de recours collectif.
Cet article est à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil en investissement.