Le constructeur automobile Stellantis N.V. fait face à un recours collectif alléguant une fraude aux valeurs mobilières après qu'une remise à plat surprise de ses activités a effacé plus de 23 % de la valeur boursière de l'entreprise en une seule journée.
La plainte, déposée dans le district sud de New York, affirme que Stellantis a « créé l'impression trompeuse qu'ils possédaient des informations fiables concernant l'opportunité pour Stellantis de capitaliser sur un marché de l'électrification en pleine croissance » tout en minimisant les risques de restructuration, selon un communiqué du cabinet d'avocats Robbins Geller Rudman & Dowd LLP.
L'action en justice concerne les investisseurs ayant acheté des actions ordinaires de Stellantis entre le 26 février 2025 et le 5 février 2026. La plainte se concentre sur l'annonce par l'entreprise, le 6 février 2026, d'un « reset » opérationnel ayant entraîné des charges d'environ 22,2 milliards d'euros. La société a précisé que cela incluait environ 6,5 milliards d'euros de paiements en espèces prévus au cours des quatre prochaines années.
Ce défi juridique introduit une incertitude significative pour le constructeur, qui rivalise avec des entreprises comme Ford et Volkswagen, pouvant mener à des sanctions financières et à une volatilité accrue du titre. La loi de 1995 sur la réforme des litiges relatifs aux titres privés (Private Securities Litigation Reform Act) permet aux investisseurs ayant subi des pertes substantielles de demander à être nommés plaignants principaux pour diriger l'affaire.
Les poursuites engagées par des cabinets tels que Robbins Geller et The Schall Law Firm soutiennent que les dirigeants ont violé le Securities Exchange Act de 1934. La chute brutale du cours de l'action à l'annonce de ces charges massives constitue la base des dommages allégués par les investisseurs.
Ces procédures judiciaires créent un nouveau vent contraire pour Stellantis alors qu'il évolue sur un marché automobile concurrentiel. La prochaine étape clé sera la désignation par le tribunal d'un plaignant principal pour représenter le groupe d'investisseurs.
Cet article est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil en investissement.