Une action de recours collectif pour fraude en valeurs mobilières a été déposée contre Sportradar Group AG, alléguant que la société de données et d'analyse sportives a fait des déclarations trompeuses concernant sa conformité aux réglementations sur les jeux tout en travaillant avec des opérateurs du marché noir.
« Sportradar a intentionnellement collaboré avec des organisations de jeux du marché noir pour augmenter ses revenus, malgré ses assurances de conformité légale et réglementaire stricte », indique la plainte. L'action en justice, déposée devant le tribunal de district des États-Unis pour le district sud de New York, est intitulée Smale c. Sportradar Group AG, affaire n° 26-cv-4112.
La plainte accuse Sportradar et certains dirigeants d'avoir violé les sections 10(b) et 20(a) du Securities Exchange Act de 1934 ainsi que la règle 10b-5. Les processus de connaissance du client et de conformité de l'entreprise n'étaient pas aussi robustes que la direction l'avait prétendu, selon le dossier. Le cabinet Kessler Topaz Meltzer & Check LLP a déposé la plainte au nom des investisseurs ayant acheté des actions ordinaires de catégorie A de SRAD entre le 7 novembre 2024 et le 21 avril 2026. Les cabinets Kahn Swick & Foti LLC et The Schall Law Firm ont également annoncé des dates limites connexes pour les investisseurs.
Les allégations portent sur les affirmations de Sportradar selon lesquelles l'éthique et l'intégrité étaient cruciales pour ses opérations, alors que la société aurait cherché à tirer des revenus des marchés de jeux non réglementés. Les déclarations publiques de l'entreprise concernant ses activités, ses opérations et ses perspectives étaient matériellement fausses et trompeuses tout au long de la période de recours collectif, allègue la plainte.
Les investisseurs ont jusqu'au 17 juillet 2026 pour demander le statut de requérant principal. Le requérant principal est généralement l'investisseur ou le groupe détenant l'intérêt financier le plus important, qui est également adéquat et représentatif de la catégorie proposée. Si les allégations sont prouvées, Sportradar pourrait faire face à des frais juridiques importants, à des sanctions réglementaires et à d'éventuels règlements à l'amiable. Le prochain catalyseur pour l'entreprise sera le processus de sélection du requérant principal et toute réponse ultérieure de la direction concernant les réclamations.
Cet article est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil en investissement.