Les investisseurs de Sportradar Group AG ont jusqu'au 17 juillet pour demander le statut de représentant principal dans le cadre d'une action collective en valeurs mobilières alléguant que la société a induit ses actionnaires en erreur concernant sa conformité aux réglementations anti-jeux d'argent.
« La société a délibérément travaillé avec des opérateurs de jeux d'argent du marché noir pour stimuler ses revenus, bien qu'elle ait affirmé que l'éthique et l'intégrité étaient au cœur de ses activités », allègue la plainte, selon des documents déposés par plusieurs cabinets d'avocats, dont Kahn Swick & Foti, Bronstein Gewirtz & Grossman, Faruqi & Faruqi, et le Rosen Law Firm.
Le recours concerne les investisseurs ayant acheté des actions ordinaires de catégorie A de Sportradar entre le 7 novembre 2024 et le 21 avril 2026. L'action a chuté de 22 % lorsque les allégations ont émergé, effaçant environ 500 millions de dollars de valeur boursière de ce fournisseur de données et d'analytics sportifs.
L'affaire allègue que les protocoles de connaissance du client et de conformité de Sportradar étaient considérablement moins robustes que ce que les dirigeants avaient déclaré, et que les déclarations publiques de la société concernant ses activités et ses perspectives manquaient de fondement raisonnable. Un représentant principal doit être nommé d'ici le 17 juillet pour diriger le litige au nom de la catégorie proposée.
La plainte nomme Sportradar et certains dirigeants comme défendeurs, alléguant des violations des lois fédérales sur les valeurs mobilières. La société, qui fournit des données et des technologies aux ligues sportives et aux opérateurs de paris dans le monde entier, n'a pas encore déposé de réponse aux allégations.
La date limite du 17 juillet s'applique aux investisseurs cherchant à être nommés représentants principaux, l'investisseur détenant l'intérêt financier le plus important et étant adéquat et représentatif des membres de la catégorie. Les investisseurs qui ne demandent pas le statut de représentant principal peuvent toujours participer à tout recouvrement potentiel en tant que membres absents de la catégorie.
Ce procès représente une épée de Damoclès juridique importante pour Sportradar, qui compte parmi ses partenaires de données des ligues sportives majeures, dont la NBA, la MLB et la FIFA. Le prochain rapport trimestriel de résultats de la société sera examiné de près pour toute divulgation de réserves juridiques ou de changements en matière de conformité.
Cet article est fourni à titre d'information uniquement et ne constitue pas un conseil en investissement.