L'indice S&P 500 a chuté de 1,2 % pour clôturer à 5 150 points mercredi, les investisseurs ayant réagi au déclenchement d'une guerre impliquant l'Iran, suscitant des craintes d'un conflit plus large au Moyen-Orient et de perturbations potentielles des approvisionnements énergétiques mondiaux.
« Ce n'est rien », a déclaré Warren Buffett, président et PDG de Berkshire Hathaway, dans une interview accordée à CNBC. Il a noté que si les propres actions de Berkshire ont baissé, la société est « bien préparée » à toute retombée économique qui en résulterait, y compris une récession ou une crise énergétique.
La vague de ventes a vu le volume des transactions bondir de 15 % au-dessus de sa moyenne sur 20 jours. L'indice de volatilité CBOE, ou VIX, a bondi de 18 % pour atteindre 19,5, son plus haut niveau en trois mois. Le secteur de l'énergie a été le seul gagnant, le Energy Select Sector SPDR Fund (XLE) progressant de 2,5 %. En revanche, le Technology Select Sector SPDR Fund (XLK) et le Consumer Discretionary Select Sector SPDR Fund (XLY) ont été les plus grands perdants, chutant respectivement de 2,1 % et 2,4 %.
La réaction brutale du marché souligne l'anxiété des investisseurs quant au potentiel de la guerre à déclencher une flambée significative des prix du pétrole et à perturber les chaînes d'approvisionnement mondiales, ce qui pourrait alimenter l'inflation et freiner la croissance économique. Le pétrole brut West Texas Intermediate a bondi de 3,5 % à 88,50 $ le baril, et l'or, une valeur refuge traditionnelle, a progressé de 1,8 % à 2 380 $ l'once. Tous les regards seront tournés vers la prochaine réunion de l'OPEP+ la semaine prochaine pour obtenir des signaux sur la manière dont les principaux producteurs de pétrole réagiront à la crise.
Les commentaires de Buffett ont toutefois apporté une certaine sérénité à certains investisseurs. Il conseille depuis longtemps aux investisseurs de ne pas s'arrêter aux chocs boursiers à court terme et de se concentrer sur la puissance bénéficiaire à long terme des entreprises. Sa déclaration selon laquelle Berkshire est bien préparée à une récession ou à une crise énergétique met en évidence le positionnement défensif de son conglomérat, qui détient des participations importantes dans l'assurance, les services publics et les chemins de fer.
Malgré les remarques de Buffett, le marché reste sur le qui-vive. La ligne avance/baisse sur le New York Stock Exchange était massivement négative, les titres en baisse l'emportant sur ceux en hausse par un ratio de 4 contre 1. La vente a été généralisée, 10 des 11 secteurs du S&P 500 terminant dans le rouge. La fuite vers la sécurité a été évidente non seulement dans le rallye de l'or mais aussi sur le marché obligataire, où le rendement du Trésor américain à 10 ans a chuté de 8 points de base à 4,32 %.
Cet article est uniquement à titre informatif et ne constitue pas un conseil en investissement.