L'appel du ministre israélien des Finances, Bezalel Smotrich, à occuper Gaza aggrave les tensions diplomatiques et signale un nouveau foyer de volatilité pour les marchés du Moyen-Orient.
Retour
L'appel du ministre israélien des Finances, Bezalel Smotrich, à occuper Gaza aggrave les tensions diplomatiques et signale un nouveau foyer de volatilité pour les marchés du Moyen-Orient.

L'appel du ministre israélien des Finances d'extrême droite à occuper pleinement la bande de Gaza a approfondi le fossé diplomatique avec l'Allemagne, le plus solide allié européen d'Israël, menaçant d'injecter une nouvelle volatilité sur des marchés déjà méfiants face à l'instabilité au Moyen-Orient.
« Il n'y a pas de sécurité sans colonies », a déclaré Bezalel Smotrich le 19 avril lors de la réouverture d'une colonie en Cisjordanie, appelant le Premier ministre Benjamin Netanyahu à établir un gouvernement militaire et à construire de nouvelles colonies dans toute la bande de Gaza.
Ces propos ont suscité une vive réprimande de la part de l'ambassadeur d'Israël en Allemagne, Ron Prosor, qui a qualifié ces remarques de déformantes, et font suite aux critiques du chancelier allemand Friedrich Merz, qui avait exprimé sa « profonde inquiétude » quant à une annexion de facto de la Cisjordanie.
L'escalade de la rhétorique augmente les primes de risque géopolitique pour le pétrole et pourrait déclencher un mouvement plus large d'aversion au risque, poussant les investisseurs à délaisser les actions pour des actifs refuges comme l'or et le dollar américain avant les élections législatives israéliennes prévues cet automne.
Ce clash public marque un éloignement croissant entre les deux nations, qui n'ont pas tenu de consultations gouvernementales formelles — signe d'une coopération exceptionnellement étroite — depuis 2018. Les commentaires de Smotrich faisaient suite à un message du chancelier Merz détaillant un appel avec Netanyahu. « L'époque où les Allemands dictaient aux Juifs où ils avaient le droit ou l'interdiction de vivre est révolue », a écrit Smotrich sur X, en référence à l'Holocauste.
L'ambassadeur Prosor a toutefois défendu Merz comme étant un « grand ami d'Israël » et a déclaré que la déclaration de Smotrich « sape la mémoire de l'Holocauste ». Cet échange s'inscrit dans un schéma récent de frictions, incluant les objections israéliennes à l'évocation de la violence des colons par l'ambassadeur d'Allemagne à Tel-Aviv.
Le contexte de cette tension inclut les récentes approbations par les dirigeants israéliens de 34 nouvelles colonies en Cisjordanie occupée, selon des rapports de presse. Les Nations Unies et la majeure partie de la communauté internationale considèrent ces colonies, où vivent plus de 700 000 colons, comme illégales au regard du droit international et comme un obstacle majeur à une solution à deux États.
Cet article est publié à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil en investissement.