Le bénéfice du premier trimestre de Shell a dépassé les attentes des analystes, un résultat soutenu par l'envolée des prix du pétrole et du gaz, alors même que les perturbations géopolitiques ont réduit la production du géant de l'énergie.
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Le bénéfice du premier trimestre de Shell a dépassé les attentes des analystes, un résultat soutenu par l'envolée des prix du pétrole et du gaz, alors même que les perturbations géopolitiques ont réduit la production du géant de l'énergie.

Le bénéfice du premier trimestre de Shell a dépassé les attentes des analystes, un résultat soutenu par l'envolée des prix du pétrole et du gaz, alors même que les perturbations géopolitiques ont réduit la production du géant de l'énergie.
Le bénéfice ajusté de Shell a grimpé à 6,92 milliards de dollars au premier trimestre, a annoncé la société jeudi, dépassant l'estimation moyenne des analystes de 6,36 milliards de dollars compilée par l'entreprise. Cette performance marque une hausse significative par rapport aux 5,58 milliards de dollars enregistrés à la même période l'année précédente. La société a également annoncé un dividende intérimaire de 0,3906 $ par action ordinaire.
« Nous avons réalisé un nouveau trimestre de solides performances opérationnelles et financières, démontrant notre attention continue sur la discipline du capital », devrait déclarer le directeur général Richard Kruger lors de la conférence téléphonique sur les résultats plus tard aujourd'hui. Un porte-parole de Shell n'était pas immédiatement disponible pour commenter.
Ces résultats solides interviennent malgré une baisse de 4 % de la production de pétrole et de gaz par rapport au trimestre précédent. La société a attribué ce déclin de production au conflit en cours entre les États-Unis, Israël et l'Iran, ainsi qu'aux dommages subis par son usine Pearl de transformation du gaz en liquide (GTL) au Qatar, où les réparations pourraient prendre environ un an. Le conflit a contribué à la volatilité du marché, favorisant les prix mais impactant les opérations.
Les perturbations et la volatilité du marché ont également entraîné une augmentation de la dette de Shell. Le ratio d'endettement (gearing), qui mesure la dette nette par rapport aux capitaux propres, est passé à 23,2 % à la fin du trimestre, contre 20,7 % fin 2025. Shell avait précédemment déclaré être à l'aise avec un ratio d'endettement autour de 20 %, tout en soulignant qu'une dette plus élevée pourrait être contractée pour gérer la volatilité des prix et de l'offre.
Dans une décision qui pourrait tempérer l'enthousiasme des investisseurs, Shell a annoncé qu'elle réduirait son programme de rachat d'actions à 3 milliards de dollars pour le prochain trimestre, contre un rythme de 3,5 milliards de dollars au trimestre précédent. La décision de ralentir les rachats suggère une stratégie d'allocation du capital plus prudente alors que l'entreprise navigue entre défis opérationnels et niveaux d'endettement accrus.
Le dividende de 0,3906 $ par action ordinaire, équivalent à 0,7812 $ par American Depositary Share (ADS), doit être payé le 29 juin 2026. La date de détachement est fixée au 21 mai pour les actions ordinaires et au 22 mai pour les ADS.
Cet article est uniquement à titre informatif et ne constitue pas un conseil en investissement.