L'opérateur de télécoms canadien Rogers Communications Inc. propose des forfaits de départ volontaire à environ 12 500 employés, soit la moitié de ses effectifs, une étape importante pour réduire les coûts dans un environnement sectoriel difficile.
« Nous prenons des mesures pour ajuster notre structure de coûts afin de refléter les réalités commerciales de l'environnement actuel », a déclaré Zac Carreiro, porte-parole de Rogers, dans un communiqué lundi. « Certaines équipes ont choisi de proposer des programmes de départ volontaire et de retraite pour donner aux employés le choix de rester dans l'entreprise ou de commencer un nouveau chapitre. »
Les offres sont étendues à environ la moitié des 25 000 employés de l'entreprise dans plusieurs divisions commerciales et fonctions corporatives. L'entreprise n'a pas précisé d'objectif de réduction d'effectifs ni de calendrier pour les départs. Certains groupes sont exclus de l'offre, notamment les animateurs à l'antenne, les employés de sa division média Sportsnet, le personnel syndiqué et les employés de Maple Leaf Sports & Entertainment.
Cette initiative de réduction d'effectifs est la plus importante dans le secteur canadien des télécoms ces dernières années et fait suite à la décision de Rogers de réduire ses dépenses d'investissement pour 2026 de 1,2 milliard de dollars, soit une réduction de 30 % par rapport à l'année précédente. L'entreprise est aux prises avec une dette à long terme de 34,7 milliards de dollars au 31 mars, un chiffre gonflé par son acquisition de Shaw Communications pour 20 milliards de dollars en 2023 et d'autres investissements stratégiques.
Pressions à l'échelle de l'industrie
Rogers et ses principaux rivaux, BCE Inc. et Telus Corp., ont tous procédé à des suppressions d'emplois et à des rachats au cours des dernières années. Le secteur est confronté à un ralentissement de la croissance des revenus, à une baisse des prix des forfaits de téléphonie mobile et à une stagnation de la croissance démographique, qui a historiquement été un moteur clé de nouveaux abonnés.
Malgré les mesures de réduction des coûts, Rogers a fait état d'une augmentation de 10 % de son revenu total de services à 4,9 milliards de dollars et d'une hausse de 5 % de son BAIIA ajusté à 2,4 milliards de dollars pour le premier trimestre de 2026. L'entreprise a également vu son flux de trésorerie disponible augmenter de 32 % pour atteindre 0,2 milliard de dollars, aidé par une baisse des dépenses d'investissement.
Ces rachats signalent un pivot stratégique pour Rogers vers le désendettement et l'amélioration de sa structure de coûts après une période d'expansion agressive. Les investisseurs surveilleront de près les prochains résultats financiers de l'entreprise pour obtenir des détails sur l'adoption du programme et son impact sur le bilan. Le prochain catalyseur majeur sera le rapport sur les résultats du deuxième trimestre de la société, attendu en juillet.
Cet article est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil en investissement.