POET Technologies Inc. fait face à une action collective en valeurs mobilières l'accusant d'avoir induit les investisseurs en erreur sur son statut fiscal et la violation d'un accord commercial par un haut dirigeant, coûtant aux actionnaires 7,15 $ par action sur une période de classe de 27 jours.
La plainte, déposée devant un tribunal fédéral, concerne les investisseurs ayant acheté des titres de POET (NASDAQ : POET) entre le 1er et le 27 avril 2026. Les demandes principales doivent être déposées d'ici le 29 juin.
« POET a présenté de manière erronée son statut fiscal en raison de la probabilité qu'elle soit considérée comme une société étrangère passive (PFIC), ce qui aurait des conséquences fiscales négatives pour les investisseurs individuels », indique la plainte, selon le cabinet Schall Law Firm, qui a annoncé l'action.
Les allégations reposent sur deux revendications. Premièrement, la société n'aurait pas divulgué sa probable classification en tant que PFIC selon les règles fiscales américaines, exposant ainsi les actionnaires individuels à un traitement fiscal défavorable. Deuxièmement, le directeur financier Thomas Mika aurait violé un accord commercial lors d'une interview publique, mettant en péril les relations commerciales de l'entreprise, selon la plainte.
POET a déclaré une perte au premier trimestre de 0,08 $ par action le 14 mai, manquant l'estimation consensuelle d'une perte de 0,04 $. L'action s'échangeait à 11,04 $ au 10 juin, avec une juste valeur GF de 8,25 $, impliquant une surévaluation de 33,9 %, selon les données de GuruFocus. La capitalisation boursière de l'entreprise s'élève à environ 1,91 milliard de dollars.
Plusieurs cabinets d'avocats — dont Schall Law Firm, Bernstein Liebhard LLP et SueWallSt — ont annoncé l'action collective, signe d'un large intérêt des investisseurs pour cette affaire. La classe n'a pas encore été certifiée.
Ce procès ajoute un risque juridique à une entreprise déjà sous le feu des critiques de vendeurs à découvert qui ont remis en question la validité de ses partenariats commerciaux et de ses allégations de commercialisation. POET, une société canadienne de photonique sur silicium, conçoit des moteurs optiques et des produits de sources lumineuses pour les systèmes d'IA et les centres de données hyperscale.
La date limite du 29 juin pour la demande principale déterminera quel groupe d'investisseurs dirigera le litige. Un règlement ou un jugement défavorable pourrait exercer une pression supplémentaire sur le titre, qui a déjà perdu 7,15 $ par action pendant la période de classe.
Cet article est fourni à titre d'information uniquement et ne constitue pas un conseil en investissement.