POET Technologies Inc. fait l'objet de plusieurs recours collectifs alléguant une fraude boursière après que le cours de l'action de la société a chuté de 47 % en une seule journée.
« La plainte allègue que les défendeurs ont fait des déclarations fausses et/ou trompeuses et/ou n'ont pas divulgué que POET avait dénaturé son statut fiscal », selon un communiqué de Bronstein, Gewirtz & Grossman, LLC, l'un des cabinets ayant déposé une plainte.
Les poursuites affirment que POET n'a pas divulgué qu'elle était probablement une société d'investissement étrangère passive (PFIC), créant ainsi des conséquences fiscales négatives pour les investisseurs américains. De plus, les plaintes allèguent que le CFO Thomas Mika a violé un accord commercial lors d'un entretien public. Le 27 avril, l'action de POET a chuté de 7.15 dollars, soit 47.35 %, pour clôturer à 7.95 dollars par action après que Marvell Semiconductor a annulé tous les bons de commande, invoquant des violations de confidentialité.
L'action en justice concerne les investisseurs ayant acheté des titres POET entre le 1er avril et le 27 avril 2026. La date limite pour que les investisseurs demandent à être nommés plaignant principal est le 29 juin 2026, ce qui sera une date clé dans la procédure.
Au moins trois cabinets d'avocats — The Schall Law Firm, Bronstein, Gewirtz & Grossman, LLC, et Pomerantz LLP — ont annoncé des recours collectifs au nom des actionnaires de POET Technologies. Les cabinets cherchent à obtenir réparation pour les investisseurs ayant subi des pertes en raison des déclarations prétendument fausses et trompeuses.
La forte baisse de l'action le 27 avril a suivi la publication d'un article sur Investing.com, qui rapportait que Marvell Semiconductor Inc. avait annulé tous les bons de commande de Celestial AI, une société récemment acquise par Marvell. L'annulation a été attribuée aux divulgations publiques d'informations par POET concernant les bons de commande, ce qui, selon Marvell, violait les obligations de confidentialité.
Les poursuites soutiennent que les déclarations publiques de la société au cours de la période visée étaient matériellement fausses et trompeuses car elles n'ont pas divulgué le problème fiscal PFIC et les risques posés par les commentaires publics du CFO.
Cette vague de poursuites crée une incertitude juridique et financière importante pour POET Technologies, impactant potentiellement sa valorisation et son accès au capital. Les investisseurs suivront de près la décision du tribunal sur la certification du recours collectif et toute réponse de la société concernant les allégations.
Cet article est à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil en investissement.