Le gouvernement des Philippines a ordonné à Meta Platforms Inc. de freiner la propagation de contenus faux et « provoquant la panique » sur Facebook, signalant une position réglementaire plus stricte sur la modération du contenu qui s'aligne sur une tendance croissante en Asie.
« Nous prenons cette question au sérieux et avons ordonné à Meta de soumettre un rapport sur les mesures qu'ils prennent pour résoudre ce problème », a déclaré un porte-parole du ministère de l'Information et des Technologies de la communication dans un communiqué publié le 13 avril.
L'ordonnance fait suite à une série de publications virales sur la plateforme qui, selon le gouvernement, étaient sans fondement et créaient un risque pour l'ordre public et la sécurité nationale. Bien que des sanctions financières spécifiques n'aient pas été annoncées, la directive exige que Meta augmente ses capacités de modération de contenu dans la région. Cette action s'ajoute à une série de défis réglementaires pour Meta en Asie, où des pays comme le Vietnam et l'Inde ont également récemment mis à jour leurs règles pour les plateformes de médias sociaux.
L'impact immédiat sur le chiffre d'affaires annuel estimé à 134 milliards de dollars de Meta sera probablement minime, car les Philippines ne représentent qu'une petite fraction de sa base d'utilisateurs mondiale. Cependant, l'ordonnance établit un précédent significatif. Si d'autres marchés plus importants de la région Asie-Pacifique — qui compte près de 25 % des utilisateurs actifs quotidiens de Meta — adoptent des positions similaires, cela pourrait forcer une refonte coûteuse des stratégies de modération de contenu de l'entreprise et potentiellement affecter les indicateurs d'engagement des utilisateurs. Le calendrier de la réponse de Meta et les mesures spécifiques à mettre en œuvre n'ont pas encore été divulgués.
Cet article est à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil en investissement.