Le fabricant allemand de prothèses Ottobock a riposté à un rapport du vendeur à découvert Grizzly Research qui alléguait une comptabilité agressive et des risques liés à un prêt sur marge lié à son actionnaire majoritaire, Hans Georg Nader.
« Nous rejetons catégoriquement les déclarations et les affirmations contenues dans le rapport, ainsi que la conclusion générale du rapport », a déclaré un porte-parole d'Ottobock à CNBC, défendant les antécédents et la gouvernance de l'entreprise.
Le rapport de Grizzly Research, dirigé par le PDG Siegfried Eggert, affirme qu'un prêt sur marge contracté par Nader met en danger les actionnaires publics. Grizzly soutient qu'une baisse significative de la valeur de la garantie pourrait entraîner une vente forcée d'actions, créant ainsi un risque pour tous les investisseurs. Le vendeur à découvert a également souligné que les activités en cours de la société en Russie constituaient un passif potentiel.
Ces allégations publiques créent un vent contraire important pour l'entreprise, mettant sous pression la direction pour défendre sa structure financière et réfuter les affirmations. Le différend introduit un facteur de risque pour les investisseurs lié aux finances personnelles de l'actionnaire majoritaire, plutôt qu'aux opérations directes de l'entreprise.
Un prêt sur marge permet à un investisseur d'emprunter des fonds auprès d'un courtier en utilisant ses titres comme garantie. Toutefois, si la valeur de la garantie tombe en dessous d'un certain seuil, le courtier peut émettre un « appel de marge », obligeant l'investisseur à ajouter des liquidités ou à vendre des titres pour rétablir le niveau de fonds propres requis. Ce mécanisme, conçu pour protéger le courtier, peut forcer des liquidations à des prix défavorables et accroître la pression à la vente sur un titre.
Le rapport signale une nouvelle ligne d'attaque pour les vendeurs à découvert, se concentrant sur l'effet de levier des actionnaires en tant que risque d'entreprise. Les investisseurs attendront désormais une réfutation plus détaillée d'Ottobock et d'éventuelles déclarations du régulateur allemand BaFin concernant les allégations.
Cet article est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil en investissement.