Le fragile cessez-le-feu au Moyen-Orient est sous pression alors que les efforts diplomatiques pour rouvrir le détroit stratégique d'Ormuz échouent, faisant grimper les prix du pétrole sur fond de nouvelles craintes concernant l'offre.
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Le fragile cessez-le-feu au Moyen-Orient est sous pression alors que les efforts diplomatiques pour rouvrir le détroit stratégique d'Ormuz échouent, faisant grimper les prix du pétrole sur fond de nouvelles craintes concernant l'offre.

Les États-Unis auraient rejeté la proposition de l'Iran de rouvrir le détroit d'Ormuz, un accord qui aurait reporté les discussions sur le programme nucléaire de Téhéran, faisant grimper les prix du pétrole de plus de 1,5 % et maintenant les primes de risque géopolitique à un niveau élevé.
"Cette question fondamentale doit encore être affrontée", a déclaré le secrétaire d'État américain Marco Rubio dans une interview à Fox News concernant les ambitions nucléaires de l'Iran. "Cela reste le problème central ici."
La réaction du marché a vu les contrats à terme sur le Brent grimper tandis que les contrats à terme sur les actions américaines ont légèrement baissé, reflétant l'incertitude des investisseurs. Le dollar s'est renforcé alors que les traders se tournaient vers les valeurs refuges. L'impasse laisse environ 20 000 marins et des centaines de navires, y compris des pétroliers et des transporteurs de gaz, bloqués dans le golfe Persique.
L'enjeu est le flux d'environ un cinquième de l'approvisionnement quotidien mondial en pétrole, qui transite par cette voie navigable étroite. L'offre de l'Iran étant conditionnée à la levée du blocus naval américain et à la fin de la guerre — des conditions que le président Trump a peu de chances d'accepter — l'économie mondiale reste vulnérable à un choc d'offre qui pourrait aggraver les tensions sur les marchés de l'énergie et alimenter l'inflation.
L'offre de l'Iran, transmise par des intermédiaires dont le Pakistan et la Russie, visait à sortir de l'impasse qui paralyse le détroit depuis des semaines. Téhéran a proposé une réouverture complète de la voie navigable en échange de la fin du blocus américain, des discussions plus larges sur son programme nucléaire devant suivre. La proposition a été vue par certains comme une porte de sortie potentielle, mais a rapidement suscité le scepticisme à Washington.
Les responsables américains ont été fermes : tout accord doit aborder le programme nucléaire du pays. Les commentaires de Rubio suggèrent que l'administration n'échangera pas un assouplissement des sanctions et la fin du conflit simplement contre la réouverture d'une voie navigable qu'ils estiment que l'Iran est obligé de maintenir ouverte en vertu du droit international. Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a fait écho à cela lors d'une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU, affirmant que les voies navigables internationales ne sont "pas à vendre".
La fermeture continue a des conséquences économiques importantes. Les Nations Unies ont mis en garde contre la "pire perturbation de la chaîne d'approvisionnement depuis le COVID-19", les pressions se répercutant sur des réservoirs de carburant vides et une hausse des prix à la consommation. Les compagnies aériennes ont déjà commencé à annuler des vols en raison des tensions sur les approvisionnements en kérosène, et le chancelier allemand Friedrich Merz a critiqué les États-Unis pour s'être engagés dans le conflit sans stratégie de sortie claire, ce qui rend plus difficile d'y mettre fin.
Pour l'instant, l'impasse persiste. La marine américaine maintient son blocus sur les ports iraniens et l'Iran conserve son emprise sur le détroit. Les canaux diplomatiques semblant ne donner aucun résultat immédiat, les marchés se préparent à une volatilité continue, et le risque d'une erreur de calcul de part et d'autre reste élevé.
Cet article est à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil en investissement.