Les législateurs néerlandais soutiennent une taxe de 36% sur les plus-values annuelles des cryptomonnaies
Le 16 février 2026, les législateurs de la Chambre des représentants néerlandaise ont soutenu une proposition cruciale visant à réformer le système d'impôt sur la fortune "Box 3" du pays. Le nouveau cadre fiscaliserait les "rendements réels" des investissements, y compris l'appréciation annuelle du prix des actifs liquides comme le Bitcoin. Selon ce plan, les détenteurs de cryptomonnaies seraient confrontés à une taxe forfaitaire de 36% sur leurs plus-values latentes pour l'année, qu'ils aient vendu ou non des actifs. Cette approche de "marquage à la valeur de marché" représente un changement fondamental dans la manière dont les actifs numériques sont traités à des fins fiscales, passant d'une taxe sur les transactions à une taxe sur la détention.
La proposition menace la stratégie 'HODL' et le marché néerlandais
La taxe proposée s'attaque directement à la stratégie 'HODL' (Hold On for Dear Life, c'est-à-dire « garder à tout prix »), une pierre angulaire de la philosophie d'investissement Bitcoin qui privilégie la détention à long terme plutôt que le trading actif. En taxant annuellement les plus-values latentes, cette politique supprime un incitatif majeur à conserver des actifs tout au long des cycles de marché. La pénalité financière sur la détention passive pourrait contraindre les investisseurs à liquider des positions pour couvrir leurs obligations fiscales, introduisant une pression de vente forcée sur le marché. Les analystes avertissent que cela pourrait rendre les Pays-Bas un centre moins attrayant pour l'investissement crypto, conduisant potentiellement à une fuite significative de capitaux vers des pays ayant des régimes fiscaux plus favorables. En outre, cette mesure pourrait établir un modèle que d'autres membres de l'Union européenne pourraient suivre, créant un vent contraire réglementaire plus large pour le secteur des actifs numériques du continent.