Une coalition de 39 sociétés financières, dont Nasdaq Inc., presse les législateurs de l'Union européenne d'accélérer l'examen du régime pilote du bloc sur la technologie des registres distribués (DLT) afin de mieux rivaliser avec les États-Unis.
« Le Boerse Stuttgart Group, Nasdaq Inc. et des associations de fintech de France, d'Espagne, d'Italie, de Hongrie et de Pologne figurent parmi les 39 signataires demandant à la Commission européenne et au Parlement européen d'accélérer l'examen du régime pilote DLT en tant que législation autonome », a rapporté Lyubov Pronina chez Bloomberg.
Le groupe souhaite que le régime pilote DLT soit extrait du « Market Integration and Supervision Package » plus large de l'Union européenne, arguant que cela créera un environnement réglementaire plus agile et compétitif pour les actifs numériques en Europe.
Un examen accéléré et autonome pourrait accélérer considérablement l'adoption des actifs tokenisés et de l'infrastructure DLT en Europe, débloquant potentiellement de nouveaux investissements et innovations alors que la région se bat pour sa position dans le paysage mondial de la finance numérique. Les signataires soutiennent que le processus législatif actuel est trop lent et risque de désavantager le marché européen par rapport à des juridictions plus rapides, en particulier les États-Unis où les progrès sur les actifs tokenisés avancent rapidement.
Cet appel à l'action souligne la pression croissante sur les régulateurs pour créer des cadres clairs et favorables à l'industrie naissante des actifs numériques. En séparant le pilote DLT de l'ensemble plus vaste, les partisans espèrent un processus législatif plus ciblé et plus rapide, permettant aux entreprises de fintech et aux institutions financières européennes d'innover plus librement et de capturer une part de marché plus importante.
Cet article est à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil en investissement.