Un recours collectif pour fraude aux valeurs mobilières a été déposé contre monday.com Ltd. (NASDAQ : MNDY) au nom des investisseurs ayant acheté des actions entre le 17 septembre 2025 et le 6 février 2026, suite au retrait brutal par la société de ses prévisions de revenus à long terme.
« L'écart entre ce que monday.com prévoyait en septembre et ce qu'elle a divulgué en février soulève des questions importantes sur ce qui était connu et quand », a déclaré Joseph E. Levi de Levi & Korsinsky, LLP, dans un communiqué. La plainte allègue que la société a fait des déclarations matériellement fausses et trompeuses sur sa trajectoire de croissance.
Lors d'une journée des investisseurs le 17 septembre 2025, monday.com avait projeté d'atteindre 1,8 milliard de dollars de revenus d'ici l'exercice 2027, qualifiant cela de « scénario de base ». Cependant, le 9 février 2026, la société a abandonné cet objectif et a publié des prévisions de revenus pour l'exercice 2026 comprises entre 1,452 et 1,462 milliard de dollars. Ces nouvelles prévisions représentent une croissance de 18 % à 19 % d'une année sur l'autre, soit un ralentissement significatif par rapport à la croissance de 27 % rapportée pour l'exercice 2025.
Cette divulgation a provoqué l'effondrement de l'action de monday.com de 21 %, passant de 98,00 $ à 77,63 $ le 9 février. Cette chute a effacé plus de 20 $ par action en valeur et a contribué à une baisse cumulative d'environ 59 % par rapport à son sommet de 189,59 $ du 10 novembre 2025.
La plainte soutient que lorsque monday.com a émis son objectif ambitieux de 1,8 milliard de dollars, elle était déjà consciente de faiblesses sous-jacentes qu'elle n'a pas divulguées, notamment une décélération de la croissance de nouveaux clients, une réduction de l'expansion au sein des comptes existants et un allongement des cycles de vente en entreprise. La société a attribué les prévisions révisées à une « instabilité de l'environnement de la demande sans contact » et à des cycles de vente plus longs.
Plusieurs cabinets d'avocats, dont Rosen Law Firm et Bronstein, Gewirtz & Grossman, ont rappelé aux investisseurs la date limite du 11 mai 2026 pour demander le rôle de plaignant principal.
Le procès vise à recouvrer des dommages-intérêts pour les investisseurs ayant subi des pertes en raison des déclarations prétendument fausses et trompeuses. L'issue testera l'exactitude des divulgations précédentes de la société, les investisseurs surveillant la date limite du 11 mai comme prochaine étape clé de la procédure judiciaire.
Cet article est à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil en investissement.