La volatilité des marchés boursiers a bondi ce mois-ci, l'indice VIX grimpant de plus de 15 %, alors que les investisseurs ont réagi à l'escalade du conflit entre les États-Unis et l'Iran. Cependant, certains analystes pointent du doigt un comportement inhabituel sur le marché des options qui pourrait donner une image trompeuse des risques.
« Nous sommes dans une période de stress géopolitique important, pourtant la volatilité implicite ne reflète pas toute l'ampleur des risques de queue », a déclaré Zed Francis, analyste, dans un récent récapitulatif des tendances du marché. « L'activité du marché des options elle-même semble être un facteur clé pesant sur les mesures de volatilité. »
L'analyse de Francis met en évidence une divergence entre la volatilité réalisée, les fluctuations réelles des prix sur le marché, et la volatilité implicite, qui est dérivée du prix des options. Alors qu'un choc géopolitique ferait normalement s'envoler la volatilité implicite, la vente massive d'options d'achat (calls) et l'achat d'options de vente (puts) pourraient déprimer artificiellement le VIX. Cela crée un environnement complexe où le principal indicateur de risque du marché pourrait sous-estimer le potentiel de mouvements brusques.
L'implication clé est que le marché pourrait être plus vulnérable à un choc soudain que ne le suggèrent les indicateurs traditionnels. Si la situation géopolitique s'aggrave, la volatilité contenue pourrait rapidement se libérer, entraînant une réévaluation rapide et significative du risque à travers toutes les classes d'actifs. Cette dynamique affecte particulièrement les prix de l'énergie et les actions liées à la défense, qui sont en première ligne des tensions entre les États-Unis et l'Iran.
Cet article est à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil en investissement.