Lockheed Martin Corp. (NYSE: LMT) a annoncé des ventes nettes au premier trimestre de 18,02 milliards de dollars, manquant les estimations du consensus et faisant baisser l'action alors que les bénéfices sur un an ont diminué de 11,5 %.
Ces résultats interviennent après un rallye de 30 % de l'action cette année, mettant la pression sur le géant de la défense pour qu'il tienne ses promesses. L'analyse avant les résultats de Sheila Kahyaoglu, analyste chez Jefferies, avait mis en avant des « comparaisons de marges difficiles » dues à des ajustements de bénéfices exceptionnels l'année précédente, un facteur qui semble avoir impacté le résultat net.
La performance de la société basée à Bethesda, dans le Maryland, a été inférieure aux attentes des analystes tant au niveau du chiffre d'affaires que des bénéfices.
Le chiffre d'affaires représente une légère augmentation de 0,9 % par rapport au trimestre de l'année précédente, mais l'écart par rapport aux estimations et la baisse significative du bénéfice par action par rapport aux 7,28 $ du T1 2025 ont capté l'attention des investisseurs. L'action était en baisse de 2,9 % dans les échanges avant-bourse.
Ce manque à gagner met en lumière la valorisation de la société, qui s'élève à plus de 26 fois les bénéfices passés. Alors qu'un concurrent direct, Teledyne (NYSE: TDY), a récemment dépassé ses estimations de bénéfices, les résultats de Lockheed soulèvent des questions sur la rentabilité du secteur. Certains analystes voient de meilleures perspectives de croissance chez les entreprises européennes comme l'allemande Rheinmetall (OTC: RNMBY), qui prévoit une croissance des ventes de 40 à 45 % en 2026, alimentée par une augmentation structurelle des dépenses de défense de l'OTAN.
Les investisseurs se demandent maintenant si Lockheed Martin peut accélérer la croissance de ses revenus grâce à ses contrats de munitions à grande échelle. Les accords-cadres visant à tripler la production de missiles PAC-3 MSE et à quadrupler celle des intercepteurs THAAD sont au cœur de la thèse haussière. Selon Morgan Stanley, ces accords témoignent d'une « demande structurellement plus élevée du DoD » avec un potentiel d'expansion des marges à mesure que la production augmente.
Les résultats du T1 remettent en cause la valorisation premium récente de l'action, accordant plus de poids aux prévisions annuelles de la direction. La capacité à augmenter la production et à améliorer les marges sera cruciale pour maintenir la confiance des investisseurs. Le prochain catalyseur clé sera la conférence téléphonique avec les investisseurs de la société, où les détails sur la performance des segments et les perspectives pour 2026 seront scrutés de près.
Cet article est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil en investissement.