LanzaTech Global Inc. (NASDAQ : LNZA) investit 500 millions d'euros pour construire la première installation commerciale Alcohol-to-Jet (ATJ) d'Europe en Belgique, positionnant l'entreprise pour capturer une part importante du marché obligatoire des carburants d'aviation durables de l'UE.
« Nous sommes ravis d'avoir choisi le port de la mer du Nord, à Gand, pour accueillir FLITE », a déclaré Jennifer Holmgren, PDG de LanzaTech.
L'installation, située dans le port de la mer du Nord à Gand, aura une capacité de production annuelle de 79 000 tonnes de carburant d'aviation durable (SAF) et de 9 000 tonnes de diesel renouvelable. Le projet devrait créer environ 50 emplois permanents et 300 emplois dans le secteur de la construction sur une période de trois ans.
Pour LanzaTech, une entreprise dont la capitalisation boursière n'est que de 135 millions de dollars et dont les revenus sont en baisse, ce projet de 500 millions d'euros est un pari important. Un succès l'établirait comme un acteur clé du marché européen des carburants verts, inversant potentiellement sa fortune financière et validant sa technologie de fermentation des gaz à l'échelle commerciale.
Le choix du site de Gand est une étape majeure vers une décision d'investissement finale (FID), l'entreprise s'apprêtant à soumettre une évaluation d'impact environnemental. L'emplacement offre des avantages stratégiques, notamment sa proximité avec l'usine d'éthanol Steelanol d'ArcelorMittal, qui fournira une source de matière première prête à l'emploi.
Le projet, qui fait partie du consortium FLITE, a reçu un financement du programme de recherche et d'innovation Horizon 2020 de l'Union européenne. Ce soutien souligne les vents favorables politiques et réglementaires pour le SAF en Europe.
Une volonté de répondre à la demande imposée
Le carburant produit sera conçu pour se conformer au mandat ReFuelEU Aviation de l'UE, qui exige un mélange croissant de SAF dans le kérosène, commençant à 2 % en 2025 pour atteindre 70 % d'ici 2050. Cela crée un marché garanti pour la production de LanzaTech. Le carburant répondra également aux exigences de CORSIA et du mandat britannique SAF, ouvrant ainsi de multiples marchés.
Bien que LanzaTech dispose d'une technologie solide et d'un bilan robuste avec plus de liquidités que de dettes, elle reste déficitaire. Le chiffre d'affaires de l'entreprise a chuté de 41 % pour s'établir à 6 millions de dollars au cours des douze derniers mois. Le succès de l'installation de Gand sera un test critique de sa capacité à passer à l'échelle commerciale et à atteindre la rentabilité.
Cet article est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil en investissement.