Un recours collectif a été déposé contre Lakeland Industries, Inc. (NASDAQ : LAKE), alléguant que la société et certains de ses dirigeants ont fait des déclarations matériellement fausses et trompeuses aux investisseurs sur une période de deux ans.
La plainte, déposée dans le district sud de New York, soutient qu'entre le 1er décembre 2023 et le 9 décembre 2025, Lakeland a omis de divulguer des problèmes importants au sein de ses entreprises acquises ainsi que la détérioration de ses résultats financiers. Selon la plainte, les défendeurs ont surestimé la force de leur stratégie de fusions-acquisitions (M&A) et l'impact positif des entreprises Pacific Helmets et Jolly récemment acquises, tout en dissimulant « des retards liés aux expéditions, des problèmes de production et un déploiement de nouveaux produits plus lent que prévu ».
Le recours affirme que la vérité a éclaté à travers une série de divulgations partielles, culminant le 9 décembre 2025, lorsque Lakeland a retiré ses prévisions financières et annoncé le licenciement de son directeur financier (CFO). Le lendemain, l'action a plongé de 4,64 dollars par action, soit 39,27 %, pour clôturer à 7,18 dollars. Cette chute faisait suite à plusieurs autres baisses liées à des résultats inférieurs aux attentes et à des manques à gagner tout au long de l'année 2025, dont un déclin de 22 % sur une seule journée le 10 juin.
Les investisseurs ayant acheté des titres Lakeland au cours de la période de classe de près de deux ans pourraient avoir droit à une indemnisation, selon les annonces des cabinets d'avocats Pomerantz LLP et The Rosen Law Firm. La date limite pour que les investisseurs demandent au tribunal de devenir plaignant principal dans le litige est fixée au 24 avril 2026.
La plainte détaille comment Lakeland a assuré à plusieurs reprises aux investisseurs sa capacité à gérer les vents contraires liés aux tarifs douaniers et à exécuter sa stratégie de M&A « petite, stratégique et rapide ». Cependant, la plainte allègue que la société était en réalité confrontée à des « retards de certification et des problèmes de flux de matériaux » qui ont sapé ses prévisions financières et ses déclarations publiques. Les documents déposés soutiennent qu'au fur et à mesure que ces problèmes ont été révélés, les investisseurs ont subi des dommages importants.
L'affaire, enregistrée sous le numéro 26-cv-01501, vise à obtenir réparation pour les investisseurs de Lakeland en vertu des lois fédérales sur les valeurs mobilières. Aucun groupe n'a encore été certifié, et les investisseurs peuvent choisir de retenir leurs propres conseils ou de rester membres passifs du recours.
Ce procès couronne une période difficile de deux ans pour le fabricant de vêtements de protection industrielle, plaçant sa stratégie d'acquisition et ses contrôles internes sous haute surveillance. Les investisseurs attendront désormais la décision du tribunal sur la certification du groupe et la nomination d'un plaignant principal après l'échéance du 24 avril.
Cet article est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil en investissement.