Un rapport préliminaire du National Transportation Safety Board (NTSB) sur l'accident mortel du 22 mars à l'aéroport de LaGuardia a révélé qu'une série de défaillances de communication et de technologie a précédé la collision entre un jet d'Air Canada Express et un camion de pompiers de l'aéroport, qui a entraîné deux décès.
L'opérateur de la tourelle du camion de pompiers Oshkosh Striker 1500 a déclaré aux enquêteurs avoir entendu les appels du contrôleur aérien disant « stop stop stop », mais qu'il ne savait pas que la transmission était destinée à son véhicule avant qu'il ne soit déjà engagé sur la piste, selon le rapport. Le crash a tué le commandant de bord et le copilote de l'avion.
Le NTSB a découvert que le système de détection de surface de l'aéroport, connu sous le nom d'ASDE-X, n'avait pas généré d'alerte pour les contrôleurs parce que les sept véhicules d'urgence répondant à un incident distinct n'avaient pas de transpondeurs. Le système a été « incapable d'établir des pistes de haute confiance » et n'a affiché que deux cibles radar au lieu de sept, l'empêchant de corréler la trajectoire du camion avec l'avion en phase d'atterrissage.
L'accident impliquait le vol Jazz Aviation 646, un avion CRJ-900, qui était autorisé à atterrir sur la piste 4. Au même moment, sept véhicules d'urgence répondaient à l'urgence d'un autre avion près du terminal B. Le camion de pompiers de tête, le camion 1, a été autorisé à traverser la piste alors que le vol d'Air Canada n'était qu'à 40 mètres (130 pieds) du sol et à environ 400 mètres (un quart de mille) de l'intersection. Bien que le contrôleur ait émis deux commandes « stop » distinctes, le camion a continué sur la piste, où la collision s'est produite à une vitesse de 167 km/h (104 mph).
Facteurs Systémiques et Humains
L'enquête du NTSB examine de près les protocoles de sécurité et la technologie de l'aéroport. LaGuardia est l'un des 20 aéroports américains équipés d'un système de feux d'état de piste (RWSL), qui allume des feux rouges sur les voies de circulation lorsqu'une piste est occupée. Les feux étaient allumés à l'approche du camion mais se sont éteints environ trois secondes avant la collision, comme ils sont conçus pour le faire lorsqu'un avion est sur le point de passer l'intersection.
Les enquêteurs examinent également les actions des deux contrôleurs aériens en service, qui avaient respectivement 18 et 19 ans d'expérience. Le contrôleur local gérait les communications sur les fréquences sol et tour tandis que l'autre contrôleur coordonnait l'urgence initiale.
L'accident a entraîné le transport de 39 personnes vers les hôpitaux locaux, avec six blessures graves signalées en plus des deux décès de pilotes. Le rapport final du NTSB, qui comprendra une cause probable, est attendu dans 12 à 24 mois.
Cet incident souligne le potentiel de défaillance catastrophique lorsque les véhicules au sol des aéroports ne sont pas équipés de technologies de suivi modernes. L'absence de transpondeurs sur les véhicules ARFF de LaGuardia est un point critique de l'enquête qui pourrait mener à de nouveaux mandats de sécurité pour les aéroports à l'échelle nationale.
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