Dans un geste diplomatique rare, les responsables israéliens et libanais tiennent leurs premiers entretiens directs depuis plus de 30 ans à Washington, D.C., bien que les attentes d'une percée restent faibles.
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Dans un geste diplomatique rare, les responsables israéliens et libanais tiennent leurs premiers entretiens directs depuis plus de 30 ans à Washington, D.C., bien que les attentes d'une percée restent faibles.

Des responsables israéliens et libanais tiennent ce mardi à Washington, D.C., leurs premiers entretiens directs en plus de 30 ans. Il s'agit d'une réunion préparatoire visant à trouver une issue diplomatique après six semaines de combats intenses entre Israël et la milice Hezbollah, soutenue par l'Iran, qui ont fait plus de 2 100 morts au Liban.
« Ces négociations sont futiles », a déclaré le chef adjoint du Hezbollah, Naïm Qassem, dans un discours télévisé. « Personne n'a le droit d'engager le Liban sur cette voie sans un consensus interne entre ses composantes — et cela n'a pas eu lieu. »
Le conflit a dévasté le sud du Liban, les frappes israéliennes ayant détruit 40 000 habitations, selon les autorités libanaises. Plus de 2 100 personnes ont été tuées au Liban, tandis que les tirs de roquettes du Hezbollah ont tué au moins 12 soldats et deux civils en Israël. Les pourparlers, parrainés par le secrétaire d'État américain Marco Rubio, se déroulent pendant un cessez-le-feu fragile entre les États-Unis et l'Iran, que Téhéran insiste pour voir étendu au Liban.
L'effort diplomatique se heurte à des obstacles importants car les deux parties ont des objectifs diamétralement opposés. Le Liban cherche un cessez-le-feu immédiat, tandis qu'Israël exige un plan concret pour désarmer le Hezbollah avant toute cessation des hostilités et se prépare à une occupation à long terme d'une « zone de sécurité » dans le sud du Liban.
La rencontre entre les ambassadeurs israélien et libanais ne devrait pas aboutir à une percée majeure. Un responsable informé de la stratégie d'Israël a décrit les discussions comme « préparatoires », destinées uniquement à établir un cadre pour de futures négociations. Les discussions ne sont pas soutenues par le Hezbollah, une force politique et militaire majeure au Liban qui opère largement indépendamment du gouvernement et est financée par l'Iran.
Les combats se sont poursuivis alors même que les discussions devaient commencer, avec des frappes aériennes israéliennes touchant des villages frontaliers. Le conflit a connu de fortes escalades, notamment une journée la semaine dernière où les frappes israéliennes ont tué plus de 350 personnes au Liban. Alors que les États-Unis ont appelé à la retenue, l'offensive d'Israël dans le sud se poursuit. Le dernier cessez-le-feu formel entre Israël et le Liban, conclu en 2024, a été violé plus de 10 000 fois, presque exclusivement par Israël, selon les casques bleus de l'ONU, ce qui alimente une profonde méfiance.
Cet article est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil en investissement.