Une nouvelle initiative diplomatique, qui aurait été négociée par le Pakistan, a porté les probabilités d'un cessez-le-feu entre les États-Unis et l'Iran à 38,5 %, provoquant une reprise des actifs à risque en fin de séance le 7 avril après une période de fortes tensions géopolitiques.
« La proposition, officieusement appelée "Accord d'Islamabad", décrit un processus à deux niveaux : d'abord, une cessation immédiate des hostilités et la réouverture du détroit d'Ormuz, et ensuite, des négociations en vue d'un accord à plus long terme », a déclaré Faig Mahmudov, analyste géopolitique, dans un commentaire récent.
Le marché de prédiction pour un cessez-le-feu d'ici le 30 avril a vu une augmentation de 4 points pour atteindre 38,5 % de « OUI », avec plus de 1,3 million de dollars de volume échangé en 24 heures. Cet optimisme fait suite à un rapport d'Axios selon lequel l'Iran aurait répondu positivement à la proposition de cessez-le-feu de deux semaines, ce qui a également provoqué un rallye des actifs à risque comme le Bitcoin.
Le succès de l'accord dépend de la sécurisation du détroit d'Ormuz, un point de passage critique pour l'approvisionnement énergétique mondial, et de la navigation dans une période de négociation complexe de 15 à 20 jours pour un accord global sur les sanctions et les questions nucléaires. Un échec pourrait entraîner une escalade militaire importante et une grave instabilité du marché de l'énergie.
Le cadre de l'« Accord d'Islamabad »
L'offensive diplomatique est centrée sur un cadre progressif conçu pour désamorcer rapidement les hostilités tout en créant une fenêtre pour des négociations plus complexes. Selon des rapports circulant par les canaux diplomatiques, la première phase exige un arrêt immédiat de toutes les opérations militaires. Un élément clé de cette étape initiale est la réouverture garantie du détroit d'Ormuz, une artère vitale pour les marchés mondiaux de l'énergie par laquelle transitent environ 21 % de l'approvisionnement mondial en pétrole.
Après le cessez-le-feu initial, une période de 15 à 20 jours serait utilisée pour négocier un règlement plus large et plus complet. Cet accord à long terme aborderait des questions fondamentales, notamment l'allègement des sanctions pour l'Iran, des engagements sur son programme nucléaire et la libération des actifs financiers iraniens gelés détenus à l'étranger.
Le Pakistan est apparu comme le principal médiateur, son chef de l'armée, le maréchal Asim Munir, étant apparemment en contact direct avec de hauts responsables américains et iraniens. D'autres puissances régionales, dont la Turquie, l'Égypte et la Chine, soutiendraient également le processus, reflétant un effort international coordonné pour éviter un conflit plus large.
Les marchés intègrent un optimisme prudent
Les marchés de prédiction, devenus un baromètre clé des événements géopolitiques, reflètent une augmentation prudente mais tangible de l'optimisme. Le contrat Polymarket pour un cessez-le-feu entre les États-Unis et l'Iran d'ici le 30 avril a vu son prix passer de 36 cents à 38,5 cents à l'annonce de la nouvelle, indiquant que les traders estiment que la probabilité d'un accord a augmenté. Avec plus de 1,36 million de USDC échangés, le marché est liquide, bien que toujours volatil.
Le sentiment n'est toutefois pas uniforme. Un contrat distinct pour un cessez-le-feu d'ici le 7 avril a vu ses probabilités chuter, suggérant que les traders ne s'attendent pas à une percée immédiate. Cela indique que si la nouvelle proposition est considérée comme un pas positif, la voie vers un accord finalisé est semée d'embûches. La dernière fois que les tensions ont éclaté dans le détroit d'Ormuz en 2019, les prix du brut Brent avaient bondi de près de 15 % en un seul mois, soulignant les enjeux économiques des négociations actuelles.
Le sentiment positif s'est propagé aux actifs à risque plus larges, le Bitcoin et les actions américaines ayant opéré un rallye en fin de séance le 7 avril après qu'Axios a rapporté pour la première fois l'accueil positif de l'Iran à la proposition. Ce mouvement souligne la sensibilité des marchés mondiaux au risque géopolitique émanant du Moyen-Orient.
Cet article est à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil en investissement.