Une éventuelle première rencontre entre le Guide suprême iranien Mojtaba Khamenei et le président russe Vladimir Poutine en août pourrait signaler une nouvelle phase dans le conflit de 8 mois avec les États-Unis.
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Une éventuelle première rencontre entre le Guide suprême iranien Mojtaba Khamenei et le président russe Vladimir Poutine en août pourrait signaler une nouvelle phase dans le conflit de 8 mois avec les États-Unis.

(P1) Une éventuelle première rencontre entre le Guide suprême iranien Mojtaba Khamenei et le président russe Vladimir Poutine est prévue pour août, une initiative qui forgerait un nouvel axe puissant au moment même où des rapports détaillent les graves blessures du dirigeant suite à une attaque passée. Le sommet, envisagé pour coïncider avec le Sommet de la Caspienne à Téhéran le 12 août, intervient alors que le Corps des Gardiens de la révolution iranienne prend un contrôle accru sur la sécurité et la politique étrangère du pays.
(P2) « Si les conditions le permettent, le sommet aura lieu, et Mojtaba et Poutine pourraient tenir une réunion », a déclaré samedi l'ambassadeur d'Iran en Russie, Kazem Jalali, à RIA Novosti. Il a confirmé que l'Iran n'avait pas annulé son intention d'accueillir le sommet de la Caspienne réunissant cinq nations malgré la guerre en cours.
(P3) Cette annonce jette une lumière nouvelle sur les rapports du New York Times, qui citait des responsables iraniens décrivant l'état de santé critique de Khamenei. Selon le rapport, l'une des jambes du dirigeant a été opérée trois fois et attend une prothèse, tandis que de graves brûlures au visage rendent la parole difficile. Le pouvoir de décision clé serait désormais entre les mains des commandants des Gardiens de la révolution.
(P4) Une rencontre formelle entre Poutine et Khamenei constituerait un défi redoutable pour la campagne de pression menée par les États-Unis contre Téhéran, qui comprend un blocus naval du détroit d'Ormuz et des sanctions sur son commerce de pétrole. Pour l'Iran, cela offre un allié extérieur puissant au milieu de l'incertitude interne sur la succession du dirigeant et du stress d'une guerre de huit mois qui a paralysé son économie.
L'ouverture diplomatique vers la Russie intervient à un moment critique. Un cessez-le-feu fragile entre les États-Unis et l'Iran approche de son expiration, et des envoyés américains sont au Pakistan pour des discussions de médiation, bien que Téhéran ait exclu des négociations directes.
L'administration Trump a intensifié sa guerre économique, imposant de nouvelles sanctions à une importante raffinerie de pétrole basée en Chine et à environ 40 compagnies maritimes impliquées dans le transport de pétrole brut iranien. Cela fait suite à l'établissement d'un blocus naval dans le détroit d'Ormuz, par lequel transitent près de 20 % du pétrole mondial. L'US Navy a refoulé au moins 27 navires depuis le début du blocus, selon l'US Central Command.
Les rapports sur la santé de Khamenei soulignent un changement de pouvoir significatif en Iran. Les apparitions publiques du Guide suprême étant limitées, les hauts commandants du Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI) ont effectivement pris le contrôle des dossiers clés de l'État, de la guerre et de la diplomatie.
Cette consolidation du pouvoir par l'institution radicale, qui entretient une relation longue et étroite avec Mojtaba Khamenei depuis qu'il a rejoint ses rangs pendant la guerre Iran-Irak, suggère un durcissement de la posture de l'Iran. Cela indique que même avec son dirigeant incapable, la direction stratégique du pays est pilotée par sa faction la plus engagée idéologiquement et la plus puissante militairement, ce qui rend une issue diplomatique avec les États-Unis moins probable.
Cet article est à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil en investissement.