L'escalade des tensions au Moyen-Orient a fait grimper les prix du pétrole après que le ministère iranien des Affaires étrangères a condamné la saisie d'un pétrolier iranien par les États-Unis, la qualifiant de « piraterie ».
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L'escalade des tensions au Moyen-Orient a fait grimper les prix du pétrole après que le ministère iranien des Affaires étrangères a condamné la saisie d'un pétrolier iranien par les États-Unis, la qualifiant de « piraterie ».

L'escalade des tensions au Moyen-Orient a fait grimper les prix du pétrole après que le ministère iranien des Affaires étrangères a condamné la saisie d'un pétrolier iranien par les États-Unis, la qualifiant de « piraterie ».
Le ministère iranien des Affaires étrangères a condamné lundi la saisie d'un pétrolier par les États-Unis comme étant de la « piraterie », exacerbant les tensions géopolitiques et poussant les contrats à terme sur le pétrole brut Brent vers les 90 $ le baril. L'incident ajoute une nouvelle couche de complexité à un Moyen-Orient déjà volatil, où les efforts diplomatiques piétinent.
« Cette mesure est une légitimation flagrante de la piraterie et du vol à main armée en haute mer », a déclaré le ministère iranien des Affaires étrangères dans un communiqué diffusé par les médias d'État.
L'incident fait suite à une série d'escalades, notamment les frappes israéliennes continues au Liban qui ont tué plus de 2 500 personnes selon le ministère libanais de la Santé, et une récente rencontre entre le président russe Vladimir Poutine et une délégation iranienne pour discuter du conflit. Le Brent pour livraison immédiate a augmenté de 1,5 % à 89,50 $ le baril, tandis que l'or, actif refuge traditionnel, a grimpé de 0,8 % à 2 350 $ l'once.
Le principal risque pour les marchés est une perturbation potentielle du détroit d'Ormuz, par lequel transitent 21 % du commerce mondial de pétrole. L'Iran a précédemment proposé de rouvrir le détroit si la guerre prend fin, mais les saisies continues et les actions militaires augmentent le risque d'un conflit plus large qui pourrait propulser les prix du pétrole au-dessus de 100 $ le baril pour la première fois depuis 2022.
La condamnation de Téhéran est intervenue alors qu'une délégation iranienne rencontrait le président Poutine en Russie. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré que les discussions démontraient la « relation stratégique » entre les deux nations, tandis que son homologue russe a qualifié les discussions d'« utiles ». Cette rencontre a eu lieu après que le président Trump a annulé un voyage prévu au Pakistan pour des discussions avec l'Iran, soulignant l'impasse diplomatique entre Washington et Téhéran.
Le conflit régional plus large continue de couver. Les frappes israéliennes sur le Liban se poursuivent malgré une prolongation de trois semaines du cessez-le-feu avec le Hezbollah. L'Agence nationale d'information libanaise a rapporté que le bilan des morts depuis le début du conflit s'élève désormais à 2 521, avec 14 personnes tuées pour la seule journée de dimanche.
Ce n'est pas la première fois que des saisies de pétroliers attisent les tensions. La dernière fois qu'un incident similaire s'est produit en 2019, les prix du Brent avaient bondi de plus de 15 % en une seule semaine. La réaction actuelle du marché suggère que les traders intègrent une prime de risque importante, les investisseurs délaissant les actions au profit d'actifs refuges comme l'or et le dollar américain.
Cet article est à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil en investissement.