(P1) L'Iran a proposé aux États-Unis, par l'intermédiaire de médiateurs, un plan de désescalade en trois étapes visant à mettre fin à la guerre actuelle et à établir un nouveau cadre de sécurité pour le détroit d'Ormuz avant d'aborder la question nucléaire. La proposition, transmise via le Pakistan et l'Oman les 26 et 27 avril, représente une tentative structurée de dénouer le conflit récent qui a fait grimper les prix du pétrole et accru les risques régionaux.
(P2) « Un tournant s'est produit lors de la réunion avec la partie omanaise », a déclaré le journaliste pakistanais Absar Alam Haider dans un message sur les réseaux sociaux, détaillant une proposition visant à inclure l'Arabie saoudite dans tout nouveau mécanisme régissant le détroit d'Ormuz. Ce développement aurait poussé le ministre iranien des Affaires étrangères, Hossein Amir-Abdollahian, à modifier ses plans de voyage et à retourner à Islamabad pour informer les responsables pakistanais agissant comme intermédiaires.
(P3) La première étape de la proposition exige la fin complète de la guerre et des garanties contre de nouvelles attaques sur l'Iran et le Liban. Ce n'est qu'après avoir obtenu cela qu'une deuxième étape commencerait, entièrement axée sur la gestion du détroit d'Ormuz, par lequel transite plus de 20 % de la consommation mondiale de pétrole. La phase finale, traitant du programme nucléaire iranien, est conditionnée par le succès des étapes précédentes.
(P4) Ce séquençage donne la priorité aux préoccupations de sécurité immédiates et aux intérêts économiques vitaux de l'Iran par rapport à l'attention internationale de longue date sur son programme nucléaire. Le succès de cette ouverture diplomatique est loin d'être certain, mais il offre une issue potentielle à un conflit qui menace de déstabiliser le Moyen-Orient. L'inclusion de puissances régionales comme l'Arabie saoudite pourrait remodeler la dynamique de sécurité du Golfe, mais ajoute également de la complexité à d'éventuelles négociations.
La sécurité d'Ormuz au premier plan
L'initiative iranienne met l'accent sur la création d'une nouvelle structure de sécurité coopérative pour le détroit d'Ormuz. La suggestion d'inclure l'Arabie saoudite, et par extension le Qatar, marque un changement potentiel dans la diplomatie régionale. Historiquement, les tensions dans le détroit ont entraîné une volatilité importante sur les marchés de l'énergie. Par exemple, des escalades similaires en 2019 ont vu les contrats à terme sur le Brent bondir de près de 15 % en une seule journée.
Le plan a été détaillé après que le ministre iranien des Affaires étrangères Amir-Abdollahian, initialement en route pour la Russie, a fait une deuxième escale à Islamabad le 26 avril. Cela faisait suite à des réunions à Mascate avec le sultan d'Oman Haitham bin Tariq. L'Oman et le Pakistan ont traditionnellement servi d'intermédiaires clés entre l'Iran et l'Occident. Le succès de ces négociations pourrait dépendre de la volonté de toutes les parties, y compris les rivaux régionaux, de s'engager dans le nouveau cadre.
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