Points clés à retenir :
- L'Indonésie a conclu un accord pour importer 150 millions de barils de pétrole brut de Russie en 2026 afin de renforcer ses réserves énergétiques.
- L'accord fait suite à une rencontre entre le président indonésien Prabowo Subianto et le président russe Vladimir Poutine, le pétrole devant être fourni à un « prix spécial ».
- Cette initiative s'inscrit dans la stratégie de l'Indonésie visant à diversifier ses sources d'énergie et à atténuer les risques liés aux tensions géopolitiques au Moyen-Orient.
L'Indonésie importera 150 millions de barils de pétrole brut de Russie cette année, une mesure visant à renforcer la sécurité énergétique du pays alors que les chaînes d'approvisionnement mondiales restent sous pression. L'accord, confirmé par les responsables des deux pays, offre à l'Indonésie un tampon important contre la volatilité des marchés et est conclu à un « prix spécial ».
« L'Indonésie a désormais obtenu un engagement du gouvernement russe pour 150 millions de barils que nous pouvons stocker pour anticiper la volatilité économique », a déclaré Hashim Djojohadikusumo, envoyé spécial du président Prabowo Subianto pour l'énergie, lors d'un récent point de presse à Jakarta. L'accord est le résultat direct de la rencontre de trois heures entre le président Subianto et le président russe Vladimir Poutine à Moscou.
L'accord s'engage initialement sur une fourniture de 100 millions de barils, avec une option pour 50 millions de barils supplémentaires si nécessaire. Le vice-ministre de l'Énergie, Yuliot Tanjung, a déclaré que le gouvernement finalisait le mécanisme d'importation, les premières expéditions étant attendues dès avril 2026. L'Indonésie importe actuellement environ 1 million de barils par jour, ce qui fait de cet accord une solution substantielle, bien que non complète, à ses besoins.
La décision de se tourner vers la Russie intervient alors que l'Indonésie cherche à diversifier ses fournisseurs d'énergie et à réduire sa dépendance au brut du Moyen-Orient, qui est sensible aux perturbations dans le détroit d'Ormuz. Le pays s'approvisionne généralement à hauteur de 20 à 25 % de son brut importé dans cette région. Ce changement stratégique intervient également alors que l'Union européenne continue d'imposer des sanctions sur les exportations de pétrole russe, un facteur qui a pu contribuer aux conditions favorables de l'accord. Le gouvernement a également indiqué qu'il était en négociations avec la Russie pour l'importation de gaz de pétrole liquéfié (GPL), bien que les volumes n'aient pas encore été finalisés.
Cet article est à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil en investissement.