Les actions de l'International Consolidated Airlines Group, propriétaire de British Airways, et du fabricant de moteurs Rolls-Royce Holdings PLC ont chuté lundi alors que les prix du pétrole ont bondi de plus de 100 $ le baril après la rupture des pourparlers de paix entre les États-Unis et l'Iran au cours du week-end.
Les contrats à terme sur le Brent ont bondi de 7 $ pour atteindre 102 $ le baril, tandis que le West Texas Intermediate (WTI) a grimpé à 105 $ le baril. Ce mouvement fait suite à la menace de l'ancien président américain Donald Trump d'un blocus naval du détroit d'Ormuz, un point de passage critique pour environ 20 % de l'approvisionnement mondial en pétrole. Les tensions géopolitiques agitent les marchés de l'énergie depuis le début du conflit en février.
L'augmentation soutenue des prix du pétrole menace directement la rentabilité des compagnies aériennes en augmentant les coûts du carburant, qui constituent une composante majeure des dépenses d'exploitation. Les investisseurs craignent que la hausse des coûts n'érode les bénéfices, entraînant une vente massive des actions du secteur du voyage et de l'aérospatiale si les prix restent élevés.
Les actions d'IAG cotées au FTSE 250 ont chuté de plus de 4 % à Londres, tandis que Rolls-Royce, un important fabricant de moteurs d'avion, a vu son action reculer dans une proportion similaire. La vente s'est étendue à d'autres titres liés au voyage, Wizz Air Holdings enregistrant également des pertes importantes. La hausse des prix du kérosène met sous pression un secteur qui se remet encore des creux de la période pandémique. L'échec des pourparlers de paix, qui ont eu lieu au Pakistan avec le vice-président américain JD Vance représentant les États-Unis, a ajouté une nouvelle couche d'incertitude pour les investisseurs.
Cet article est à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil en investissement.