Halliburton Co. (HAL) a publié un bénéfice de 55 cents par action pour le premier trimestre, dépassant les estimations de Wall Street de 10 % et faisant grimper son action de près de 2 % lors des premiers échanges.
« Sur les marchés internationaux, nos performances ont dépassé les perturbations causées par le conflit au Moyen-Orient », a déclaré le PDG Jeff Miller dans un communiqué. « En Amérique du Nord, il y a des signes clairs d'une reprise en cours. »
Le géant des services pétroliers a enregistré un chiffre d'affaires de 5,4 milliards de dollars, soit à peu près le même niveau qu'il y a un an, mais supérieur au consensus de 5,3 milliards de dollars. La société a précisé que le conflit en cours au Moyen-Orient a réduit son bénéfice par action de 2 à 3 cents.
Les actions de Halliburton ont progressé de 1,7 % à 37,30 $ dans les échanges avant-bourse. Ce résultat supérieur aux attentes intervient alors que les investisseurs surveillent l'impact de l'instabilité géopolitique sur le secteur de l'énergie, le conflit iranien créant à la fois une hausse des prix du pétrole et des interruptions opérationnelles.
La ventilation régionale montre une divergence
Les résultats d'Halliburton ont montré une divergence significative dans les performances régionales. Le chiffre d'affaires en Amérique latine a bondi de 22 % sur un an pour atteindre 1,1 milliard de dollars, porté par l'activité au Brésil, dans les Caraïbes et en Équateur. Le segment Europe/Afrique a également connu une forte progression de 11 % à 858 millions de dollars.
Cette solidité a été contrebalancée par une baisse de 13 % dans la région Moyen-Orient/Asie, où les revenus sont tombés à 1,3 milliard de dollars. La société a cité la baisse d'activité en Arabie saoudite et la réduction des services de forage au Qatar comme principales raisons de ce recul. Le chiffre d'affaires en Amérique du Nord a également fléchi de 4 % à 2,1 milliards de dollars.
Les résultats plus solides que prévu, malgré les vents contraires au Moyen-Orient, ont été accueillis positivement par le marché. La semaine dernière, les analystes de Citigroup, Morgan Stanley et Piper Sandler ont tous relevé leurs objectifs de cours sur Halliburton. UBS a également augmenté sa cible de 35 $ à 39 $ tout en maintenant une recommandation neutre, notant l'exposition relativement plus faible de la société aux ralentissements régionaux par rapport à ses pairs.
Le rapport signale que la demande de services pétroliers reste forte sur les principaux marchés internationaux, même si les tensions géopolitiques perturbent les opérations au Moyen-Orient. Les investisseurs suivront la prochaine conférence téléphonique sur les résultats de la société le 23 juillet pour plus de détails sur la reprise en Amérique du Nord et l'impact continu du conflit iranien.
Cet article est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil en investissement.