Google fait face à un nouveau procès de 3 milliards de livres sterling (4 milliards de dollars) au Royaume-Uni, où une action collective allègue que le géant technologique a abusé de sa position dominante sur le marché de la publicité display en ligne depuis 2015.
"Les annonceurs ont de nombreux choix, et ils choisissent nos outils technologiques publicitaires parce qu'ils sont simples, efficaces et abordables", a déclaré un porte-parole de Google, qualifiant les allégations de "sans fondement".
L'action en justice, déposée par le cabinet KP Law, soutient que les pratiques anticoncurrentielles de Google ont conduit les annonceurs britanniques à payer des prix gonflés pour une publicité moins efficace. L'action inclut automatiquement tous les annonceurs britanniques ayant payé pour les services de Google depuis le 1er octobre 2015, à moins qu'ils ne choisissent de se retirer. Cela s'ajoute à une plainte similaire de 13,6 milliards de livres déposée par des éditeurs en ligne, dont le procès a été autorisé pour 2024.
Cette affaire représente une nouvelle menace juridique et financière importante pour l'activité publicitaire de Google, qui subit déjà une intense pression réglementaire à l'échelle mondiale. Le gouvernement américain tente activement de démanteler l'entreprise, tandis que l'Union européenne a déjà infligé une amende de 2,95 milliards d'euros pour un comportement anticoncurrentiel similaire, une décision dont Google a fait appel.
La plainte soutient que Google a favorisé ses propres services de publicité display, tels que les bannières publicitaires affichées sur les sites web, tout en excluant ses rivaux. KP Law a déclaré que les pratiques de Google ont laissé "les annonceurs payer plus pour une publicité display moins efficace".
Ce défi juridique est structuré comme une action collective, ce qui signifie que tous les clients potentiellement concernés sont automatiquement inclus, sauf s'ils choisissent de se retirer. Cela s'ajoute à une liste croissante de défis antitrust auxquels le géant technologique américain est confronté. Un procès distinct de 13,6 milliards de livres intenté au nom des éditeurs de contenu en ligne a été autorisé en 2024 au Royaume-Uni.
Les pratiques publicitaires de la société ont fait l'objet de multiples enquêtes et procédures judiciaires au Royaume-Uni, dans l'Union européenne et aux États-Unis, reflétant une vive réaction réglementaire contre son pouvoir de marché.
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