Un nouveau rapport de Goldman Sachs identifie huit sociétés de services comme des gagnants potentiels de l'IA, affirmant que le marché a vendu les actions à tort en raison de craintes de disruption.
« Le rapport soutient que pour les entreprises de services riches en données, l'IA est une amélioration, pas un remplacement », a conclu l'analyse de Goldman Sachs. La banque suggère que l'intelligence artificielle amplifiera la valeur des ensembles de données propriétaires, créant un avantage concurrentiel pour les acteurs historiques.
La liste des bénéficiaires comprend les géants de la notation de crédit et de l'analyse S&P Global (NYSE : SPGI), Moody's (NYSE : MCO) et Fair Isaac Corporation (NYSE : FICO). La thèse de Goldman est que les modèles commerciaux de base de ces entreprises seront renforcés par l'intégration de l'IA, leur permettant d'offrir des produits et des informations plus sophistiqués à partir des vastes données qu'elles contrôlent déjà.
La désignation de « survendue » suggère que Goldman Sachs voit une opportunité de valorisation significative. Le marché intègre actuellement un risque de disruption plus élevé pour ces noms, alors que la banque estime que le contraire est vrai, présentant un point d'entrée potentiel pour les investisseurs qui partagent la vision de l'« IA comme amélioration ».
L'amélioration plutôt que la disruption
Le cœur de l'argument de Goldman est la distinction entre l'IA en tant que perturbateur et l'IA en tant qu'activateur. Alors que certains secteurs sont confrontés à des menaces existentielles liées aux nouvelles technologies d'IA, le rapport pose que les entreprises de services disposant d'actifs de données uniques et propriétaires sont les mieux placées pour en bénéficier. En appliquant des techniques avancées d'IA et d'apprentissage automatique à leurs données existantes, des entreprises comme Moody's et S&P Global peuvent créer des modèles prédictifs et des outils d'analyse plus puissants.
Ce point de vue va à l'encontre du récit selon lequel les nouvelles entreprises natives de l'IA remplaceront facilement les acteurs établis. La barrière élevée à l'entrée pour collecter et organiser des décennies de données financières et de crédit spécialisées, par exemple, constitue un rempart solide. L'IA, dans ce contexte, devient un outil pour élargir encore ce rempart.
Le rapport intervient alors que le marché continue d'injecter des capitaux dans le matériel et les logiciels liés à l'IA, une tendance qui, selon Goldman Sachs, pourrait stimuler le PIB mondial de 15 % à long terme. Alors qu'une grande partie de l'attention s'est portée sur les fournisseurs de technologies, ce rapport déplace l'attention vers les entreprises de services établies qui peuvent tirer parti de la nouvelle technologie.
Pour les investisseurs, le rapport signale que de la valeur peut être trouvée chez les acteurs historiques riches en données qui se négocient actuellement avec une décote en raison des craintes liées à l'IA. Le prochain catalyseur sera d'observer comment ces entreprises détaillent leurs stratégies d'intégration de l'IA et l'impact sur les revenus qui en résultera dans leurs prochains rapports de résultats trimestriels.
Cet article est à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil en investissement.