La menace de l'ancien président Donald Trump de frapper les infrastructures iraniennes à moins que le détroit d'Ormuz ne soit rouvert a fait chuter les cours de l'or, inversant la récente tendance à la hausse de la valeur refuge.
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La menace de l'ancien président Donald Trump de frapper les infrastructures iraniennes à moins que le détroit d'Ormuz ne soit rouvert a fait chuter les cours de l'or, inversant la récente tendance à la hausse de la valeur refuge.

(P1) Les prix de l'or sont tombés à 4 600 $ l'once troy lundi, prolongeant une vente massive après que l'ancien président américain Donald Trump a lancé un ultimatum de 48 heures à l'Iran, menaçant d'une action militaire si le détroit d'Ormuz n'était pas entièrement rouvert à la navigation. Cette initiative marque une escalade significative de la rhétorique, liant directement les tensions géopolitiques à une échéance précise et mettant sous pression les marchés des matières premières.
(P2) « Ouvrez ce foutu détroit, sales fous, ou vous vivrez en enfer - REGARDEZ BIEN ! » a écrit Trump sur sa plateforme Truth Social. En réponse, le général Ali Abdollahi Aliabadi, du commandement militaire central de l'Iran, a rejeté la menace, la qualifiant d'« action impuissante, nerveuse, déséquilibrée et stupide », affirmant que « les portes de l'enfer s'ouvriront » pour le dirigeant américain, selon des rapports.
(P3) L'ultimatum, qui menace de cibler les centrales électriques et les ponts de l'Iran, fait suite à des semaines de perturbations dans cette voie navigable critique, qui assure environ un cinquième des flux mondiaux de pétrole et de gaz naturel liquéfié. L'or a été volatil, perdant au total 12 % depuis le début du conflit, la dernière menace accélérant les pertes de la séance précédente.
(P4) Ce qui est en jeu, c'est la stabilité des approvisionnements énergétiques mondiaux et le risque d'un conflit plus large qui pourrait brusquement inverser la récente baisse de l'or. Si la réaction immédiate a été une baisse des prix de l'or, une escalade militaire pourrait déclencher une flambée des prix du pétrole et une nouvelle fuite vers les actifs refuges, créant une volatilité importante sur les marchés boursiers et des matières premières.
L'avertissement de Trump visait explicitement les infrastructures économiques et électriques de l'Iran, une nette escalade par rapport aux déclarations précédentes. La menace est survenue après une frappe israélienne sur une installation pétrochimique iranienne et la perte d'un avion de chasse américain F-15 au-dessus de l'Iran, renforçant les craintes d'une confrontation directe. Le message de l'ancien président faisait également référence à un précédent délai de 10 jours qui a maintenant été ramené à seulement 48 heures.
Cette stratégie s'appuie sur des actions passées, notamment des frappes américaines sur l'île iranienne de Kharg, un terminal qui traite environ 90 % des exportations de pétrole du pays. Bien que Trump ait également évoqué l'idée de mettre fin à la guerre, ses récentes déclarations suggèrent un retour vers une pression militaire. Il a également parlé de constituer une coalition multinationale comprenant la Chine, le Japon et plusieurs nations européennes pour sécuriser le détroit.
La position publique de l'Iran a été de cadrer la question autour de la sécurité maritime. Ali Mousavi, ambassadeur de l'Iran au Royaume-Uni, a déclaré à l'agence de presse chinoise Xinhua que Téhéran travaillait avec l'Organisation maritime internationale pour assurer la sécurité. Il a signalé que les navires non liés aux adversaires de l'Iran pourraient bénéficier d'un passage sûr s'ils se coordonnent avec les autorités iraniennes, une position qui entre directement en conflit avec la demande de Trump d'un transit inconditionnel et sans entrave pour tous les navires.
Ce message diplomatique contraste vivement avec la posture militaire des deux camps. Alors que l'Iran tente de projeter un certain degré de contrôle et de raison, l'ultimatum américain laisse peu de place à la négociation, préparant le terrain pour un affrontement potentiel après l'expiration du délai mardi.
Cet article est à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil en investissement.