Les investisseurs mondiaux ont retiré 70 milliards $ des fonds actions au cours de la semaine se terminant le 27 mai, la première décollecte en neuf semaines, alors qu'une vaste rotation vers les actifs refuges a balayé toutes les classes d'actifs.
Les investisseurs mondiaux ont retiré 70 milliards $ des fonds actions au cours de la semaine se terminant le 27 mai, la première décollecte en neuf semaines, alors qu'une vaste rotation vers les actifs refuges a balayé toutes les classes d'actifs.

Les fonds actions mondiaux ont subi 70 milliards $ de sorties de capitaux au cours de la semaine se terminant le 27 mai, la première décollecte en neuf semaines, a indiqué Bank of America, citant les données d'EPFR Global.
« La rotation des actions vers les obligations et les liquidités suggère une incertitude macroéconomique croissante », indique le rapport hebdomadaire sur les flux de fonds de la banque, notant que les investisseurs réduisaient leur exposition aux actifs risqués.
Les fonds obligataires ont attiré 236 milliards $ de souscriptions nettes, tandis que les fonds monétaires ont drainé 219 milliards $, reflétant la demande d'actifs refuges. Les fonds cryptos ont perdu 1,2 milliard $ et l'or a enregistré 1 milliard $ de sorties, confirmant l'ampleur du mouvement de dérisquage. Les actions japonaises ont subi leur plus forte décollecte depuis mai 2025, à 8,2 milliards $, faisant de la région la plus touchée.
Cette large rotation indique que les investisseurs se préparent à des vents contraires macroéconomiques persistants, le basculement vers les liquidités et les obligations reflétant une recherche de rendement et de préservation du capital. Les infrastructures ont constitué un rare point positif, attirant 800 millions $ de souscriptions et portant les entrées cumulées depuis avril 2025 à 24 milliards $.
Ces sorties sont survenues alors que le S&P 500 prolongeait sa série de hausses à huit semaines consécutives jusqu'au 23 mai, la plus longue depuis 2023, tandis que la rotation actions s'accélérait en sous-main. La divergence entre les gains indiciels et les données de flux de fonds suggère que les investisseurs institutionnels réduisaient leur exposition tandis que les flux passifs et les couvertures de positions shortes soutenaient les niveaux de surface.
La sortie de 8,2 milliards $ du Japon s'est démarquée comme la plus importante depuis mai 2025, coïncidant avec la percée du Nikkei 225 au-dessus des 65 000 points pour la première fois le 25 mai, dans un contexte d'optimisme quant à un éventuel accord de paix entre les États-Unis et l'Iran. Cette décollecte suggère que les investisseurs ont utilisé la hausse pour réduire leurs positions plutôt que pour prendre de nouvelles expositions.
La rotation vers les obligations et les liquidités reflète une tendance observée lors des périodes antérieures d'incertitude géopolitique, où les investisseurs privilégient la liquidité et le rendement par rapport aux primes de risque actions. Les 236 milliards $ de souscriptions dans les fonds obligataires représentent l'une des plus importantes allocations hebdomadaires jamais enregistrées, selon la série de données de Bank of America.
Cet article est fourni à titre d'information uniquement et ne constitue pas un conseil en investissement.