Grupo Aeroportuario del Pacífico a signalé une baisse de 7,6 % de son trafic passagers en avril par rapport à l'année précédente, en raison des perturbations causées par l'ouragan Melissa dans ses aéroports jamaïcains.
Cette baisse a été annoncée dans un rapport préliminaire sur le trafic publié mardi par l'exploitant aéroportuaire. La société, cotée à la Bourse de New York sous le symbole PAC, gère 12 aéroports au Mexique et deux en Jamaïque.
Le trafic dans les deux aéroports jamaïcains de la société, Montego Bay et Kingston, a chuté respectivement de 22,0 % et 6,0 %. Au Mexique, le trafic global a baissé de 6,3 %, avec des reculs marqués dans les destinations touristiques comme Puerto Vallarta (-17,0 %) et Los Cabos (-8,1 %).
La baisse dans les aéroports à forte composante touristique laisse présager des vents contraires pour les revenus à court terme de GAP. Cependant, le plus grand aéroport de la société, Guadalajara, a fait preuve de résilience avec un gain de trafic de 0,9 %, soutenu par une augmentation de 3,2 % des passagers internationaux.
Le déclin général a été généralisé sur la majeure partie du portefeuille mexicain de GAP. Tijuana, un point de passage frontalier majeur, a vu son trafic chuter de 10,5 %, tandis que Mexicali a enregistré la baisse la plus forte avec 13,8 %. En revanche, La Paz a continué d'afficher une forte croissance, avec un trafic en hausse de 11,4 % sur un an.
L'arrêt des opérations de Spirit Airlines a un impact limité
Par ailleurs, GAP a abordé la récente cessation des opérations de Spirit Airlines, affirmant que l'impact serait minime. Dans un communiqué du 4 mai, la société a confirmé que Spirit n'opérait pas dans ses aéroports mexicains.
En Jamaïque, Spirit représentait environ 3,5 % du trafic passagers à Kingston et 2,6 % à Montego Bay. GAP a noté que d'autres transporteurs, dont JetBlue, American Airlines et Southwest Airlines, continuent de desservir les routes affectées vers la Floride. La société a également déclaré qu'elle n'avait aucune exposition financière significative liée aux créances de la compagnie aérienne.
Les chiffres du trafic d'avril reflètent un mois difficile pour l'exploitant aéroportuaire, en particulier en raison d'événements météorologiques indépendants de sa volonté. Les investisseurs surveilleront si le trafic dans les principales destinations touristiques rebondit dans les mois à venir.
Cet article est uniquement à titre informatif et ne constitue pas un conseil en investissement.